Un jour qui a changé ma vie

Un jour qui a changé ma vie… Je vous dirais bien que tous les jours changent ma vie. Jour après jour, elle se construit sans qu’il y ait franchement des choses extraordinaires à raconter. Alors, laissez-moi vous raconter une autre histoire.

Un jour qui a changé ma vie

L’histoire d’un môme dont la vie n’était pas très drôle. Elle était plutôt triste, en réfléchissant bien. Chienne de vie avec deux adultes de la maisonnée qui se prétendaient être ses parents.

Elle, ne lui accordait aucune confiance, ni attention, et lui l’ignorait ou lui donnait des ordres en le battant. Ils le présentaient comme leur fils. A son tour, de ne pas leur donner entière confiance là-dessus quelquefois. Un seul doute ternissait sa certitude : leurs yeux étaient du même bleu. Un lien ou une coïncidence ? Ça aurait pu les rapprocher peut-être. Enfant, il était en mal de tendresse et en avait souvent rêvé, et devenu adolescent, il le redoutait plus que tout.

Un jour, un semeur de liberté s’est présenté à la porte de la ferme, c’est ainsi qu’il s’appelait, et demanda du travail aux parents : « Dans une ferme il y a toujours quelque chose à faire, un bol de soupe, une paillasse et une pièce pour continuer la route. » Il réussit ainsi à les convaincre de l’employer pour un temps.

Comme la journée finissait, il s’installa dans la grange près des écuries, en attendant le souper il se mit à sculpter une bûchette dans un bois un peu dur. Le fils de la famille était curieux et l’observais par une fente entre deux planches du portail.

Cet homme l’intriguait. Il donnait l’impression d’une force confiante qu’il n’avait jamais ressentie. Plus tard au cours du repas, peu de mots s’échangèrent. La fatigue enveloppait les corps. Toutefois, ce grand barbu aux gestes mesurés portait un sourire dans ses yeux. Une  lumière qu’il cherchait en essayant de croiser son regard. Pour lui, cet homme dans cette cuisine, c’était une flamme de vie dans une maison froide.

Le soir même, bravant l’interdiction, il le suivit. Son dos était droit et massif, ses jambes bien solides. Dans la pénombre du crépuscule, il rejoignit la grange, le refuge quotidien de l’enfant qu’il lui prêtait volontiers. Il sortit son couteau et se remit à sculpter la bûchette. Le jeune lui demandait à quoi elle servirait, il répondait que les saisonniers comme lui laissaient toujours un signe caché au portail de chaque ferme pour avertir les camarades suivants de l’accueil qu’ils y trouveraient. Des signes temporaires, car les gens étaient changeants. Il indiqua ainsi que deux lignes parallèles signifiaient une maison accueillante, une croix signifiait qu’il valait mieux passer son chemin, et il dessina sur la terre d’autres signes dont il lui expliqua les nuances.

Le lendemain et les jours suivants, il aida aux champs. Il travaillait dur et chargeait d’énormes bottes de foin sur son large dos. Il se déplaçait d’un pas cadencé. Le môme avait remarqué que l’autre avait une épaule plus haute que l’autre. Quand il entendait la tempête gronder sur la jeune tête, il montrait son mécontentement au père par un regard dur, en fronçant ses épais sourcils bruns. Sa présence bienveillante ne faisait qu’accentuer le malaise du gosse. De sa personne entière respirait une franche humanité contrastant totalement avec le regard fuyant et malin du père qui libérait, à longueur de journée, sa hargne contre son drôle. La mère tyrannique ne valait pas mieux.

Le jeune rejoignait cet homme tous les soirs. Avec lui, il avait l’impression de rompre un silence qui l’engluait depuis toujours. Il lui parlait de froid, de vent, de faim et de loyauté. Il évoquait une vie de liberté. Le plus jeune buvait ses paroles comme un bol d’air frais. Il répondait bougon aux questions sur le monde. Il lui faisait part de mes interrogations, lui racontait ses doutes au sujet de cette drôle de famille qui, il en était presque sûr, portait un secret qu’il ne pourrait jamais percer.

Après quelques jours, le nouveau annonça qu’il partirait le lendemain puisque les foins étaient terminés. Avant qu’il ne se retire, la mère voulut lui donner une pièce qu’elle avança d’un doigt sur la table, le père la confisqua aussitôt avec un geste grossier que l’autre ignora. Il salua et s’en alla aussitôt vers la grange. Quand le jeune le rejoignit, il le trouva déjà endormi sur sa paillasse. Il était au désespoir, il avait encore tant de questions ! Au petit matin, il guetta son départ mais il ne le trouva pas, car l’autre était déjà parti.
Pendant toute la journée sa présence bienveillante lui manquât, il travailla sans dire un mot. Il accepta toutes les humiliations. La nuit suivante il ne pouvait pas dormir, quand tout à coup, il repensa au signe. Il se leva aussitôt. Les rayons de la lune pleine inondaient la cour, il sortit et fureta en cherchant celui qu’il aurait laissé. La prospection n’était pas facile dans l’ombre du talus, sous la pierre, dans les herbes, à droite du portail, rien ; de l’autre côté, sur la boîte aux lettres, dans les ronces… Il trouva enfin la bûchette évasée sur le haut et qui portait une croix gravée : « Ne vous arrêtez pas, la maison est mauvaise ». Ce message déclencha chez le môme une révolte. Il validait un sentiment resté jusque là muet.

En un éclair,  sa volonté fut confortée, toute neuve mais inébranlable. Il allait quitter cette mère et ce père indignes. Ils ne pouvaient être les siens, il en était sûr. Personne ne lui avait révélé d’où il venait, un secret bien gardé, peu importe, Il avait simplement réalisé sous la lune que celle-ci n’était pas sa maison. Il fit immédiatement son balluchon et pris la route sur les pas du semeur de liberté. Il ne revit jamais. Mais sa seule présence aimante et silencieuse lui avait inspiré sa nouvelle vie.

Il suffit souvent de presque rien, d’une seule rencontre et d’un seul jour pour changer une vie.

… inspiré d’un texte de C Moiroux pour répondre aux 53 billets en 2015 chez Agoaye

Un battement d’ailes

Un battement d’ailes de Milena Argus. C’est un moment délicieux que j’ai passé à lire et à broder pour répondre au mot Ailes et une photo d’AmeGraphique du petit carré jaune. Un battement d’ailes, c’est presque le temps que j’ai mis pour lire ce récit pétillant pour répondre à Albine aussi et sa collection d’oiseaux.

Un battement d'ailes

Un battement d’ailes dans un lieu enchanteur en Sardaigne, plombé de lumière et de secrets intimes.

Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus de l’argent, Madame n’est pas conforme.

Elle vit dans un tourbillon de désirs et de frustrations. Elle excite les mâles, dérange le voisinage, nargue les promoteurs immobiliers qui lorgnent sa grande maison face à la mer, s’affuble de robes extravagantes, et se meurt d’attendre l’impossible amour.

Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu’à la plage et nage vers le large.

Madame dérange, mais pas le grand-père moqueur, pas le fils aîné des voisins, trompettiste incompris des siens, ni sa jeune et fantasque amie de quatorze ans, la narratrice du roman : « La grand-mère des voisins dit que Madame se donnait trop vite aux autres hommes, qu’elle ne les laissait pas languir, alors qu’il faut ça aux hommes et que pour se faire épouser, on doit résister jusqu’au dernier jour. »

Cette voix de petite fille, ingénue et délurée, est bien sûr celle de Milena, l’affranchie.

Eux savent…

 

 

Le rêve de cette nuit

Le rêve de cette nuit, c’était un monde gris où le vert et le bleu dominaient. Les poissons étaient oranges et les papillons roses…

Le rêve de cette nuit

Cette nuit j’ai fait un rêve,
Des gens de partout se regroupaient
Et ils semaient des graines d’amour,
Éradiquaient la haine pour toujours Depuis je prie, depuis j’espère
Que mon rêve un jour verra le jour
Je n’en peux plus de ces guerres, toute cette colère
La planète Terre sans frontières,
Le même Dieu pour qui veut des repères
Oh non non, je ne vais plus faire marche arrière,
j’ai fait un rêve,
Enfin le soleil se lève Imagine, plus personne n’a plus jamais faim,
A chaque être humain
Offert petit bout de terrain
Et à chacun qui naît
Le choix de vivre en paix,
C’était, oh non, pas la peine de venir
Si c’est pour déjà partir
On n’a pas besoin de martyre. Sont admis au paradis sur Terre
Ceux qui évitent tous conflits
Et tolèrent,
On bannit tyrannie dès aujourd’hui
Xénophobes sur ce globe exclus
Qui violent et s’entretuent,
Au monde de demain
On tend la main.j’ai fait un rêve,
Enfin le soleil se lève Oh non! Toute cette colère
Ses victimes de guerre
Prisonniers, rancuniers
Brutalité, cruauté
Liberté, honnêteté
Fidélité, égalité
Fragilité, stabilité
Responsabilité
Oh! j’ai fait ce rêve
J’ai fait ce rêve
Où le soleil se lève
Enfin se lève. Faudrait pas, faudrait pas
Qu’on me l’enlève,
J’ai fait ce rêve Et j’suis pas la seule
J’suis pas la seule
A faire ce rêve…Je prie, j’espère
Que mon rêve était visionnaire.

… pour répondre aux 53 billets en 2015 chez Agoaye  cette jolie composition chantée par A Red. J’avais, pour cette photo, déposé mon dessus de courte-pointe sur mon canapé pour admirer ces chats avec un certain recul. Aujourd’hui, le matelassage est commencé… ces trois petits points ne suffisent pas à exprimer la longueur de temps qu’il me faut encore pour terminer l’ouvrage.

Le premier rendez-vous

Le premier rendez-vous

Quand monsieur le Temps
Un beau jour de printemps
Fait d’une simple enfant
Presque une femme
Dans le songe bleu
D’un avenir joyeux
Fermant les yeux
Elle soupire au fond de l’âme

Le premier rendez-vous

Ah ! qu’il doit être doux et troublant
L’instant du premier rendez-vous
Où le cœur, las de battre solitaire,
S’envole en frissonnant vers le mystère
Vous, l’inconnu d’un rêve un peu fou,
Faites qu’il apporte pour nous
Le bonheur d’aimer la vie entière
L’instant du premier rendez-vous

Un amour naissant
C’est un premier roman
Dont on joue tendrement
Le personnage
On ne sait jamais
S’il sera triste ou gai
Mais on voudrait
Vite en ouvrir toutes les pages

C’est un toute liberté et beaucoup de plaisir que je réponds à ce défi, cette semaine. Comment ne pas parler de cette chanson chantée par D Darrieux et P Bruel pour le premier rendez-vous proposé par Agoaye pour 53 billets pour 2015 ?

C’était une folie de s’évader ainsi

Elle se rend compte que c’était une folie de s’évader ainsi par ce chemin. Elle doit se dépêcher avant que le tonnerre éclate. Le courage la reprend et elle avance d’un bon pas. Elle baisse la tête pour éviter une branche, et s’accroche à une autre quand ses pieds risquent de céder sur la pente un peu trop raide. Heureusement, ses articulations sont encore souples, mais le vernis de ses ongles a souffert de ces acrobaties.

Une abeille la précède ; et c’est avec admiration qu’elle peut la suivre un moment comme si elles faisaient la course toutes les deux. Elle a chaud et écrase une goutte de sueur qui glisse au coin de son œil comme si elle avait pleuré.

Elle sent l’odeur de fumée maintenant, et pense au feu de bois dans sa cheminée. Elle rêve d’un gâteau au chocolat ou d’un dessert au caramel qu’elle aurait mis à cuire avec amour pour ses petits.

Elle va vite et voudrait pouvoir accélérer encore plus comme ces personnages de jeux numériques, mais elle n’est pas dans un logiciel. Elle sourit. Si seulement c’était le cas ; elle n’aurait plus ces travaux de couture et de raccommodage, ni ces tas de pelotes qui l’attendent à la maison. Tout serait fait aussi vite que l’on craque une allumette pour fumer une clope, aussi rapidement qu’on raque des tunes au poker ou qu’un play-boy croque la vie. Oui, tout serait fait… mais ce serait sans plaisir.

C’était une folie de s’évader ainsi

C’est ma participation aux plumes 44 chez Asphodèle avec les mots proposés et inspirés du mot craquer pour ce mois de mai. J’ai essayé de faire une suite aux précédentes Plumes d’avril.

Mes plus grandes victoires

Mes plus grandes victoires… Je n’ai pas l’esprit d’un combattant ni l’âme d’un conquérant. C’est un peu difficile d’écrire sur ce thème.

Mes plus grandes victoires

Alors j’ai décidé de vous parler de l’avancement de ma dernière courte-pointe. Tout est assemblé et je vais préparer le matelassage. Je fais ça comme de la broderie, et j’en ai encore pour quelques semaines.

Mes plus grandes victoires seraient peut-être d’avoir pu faire connaitre le plaisir du patchwork à plusieurs personnes dans ma ville, d’avoir pu faire vivre cet atelier et d’avoir pu faire de merveilleuses rencontres qui me sont chères.

pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye

 

Mousse des sous-bois

Mousse des sous-bois

Mousse des sous-bois

Je me souviens des après-midi où on allait dans la forêt. Les enfants se coiffaient de leur bonnet ou casquette et chaussaient leurs bottes, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau. On allait marcher dans les feuilles mortes. Et au printemps, les feuilles se confondait avec le sol et on admirait les nouvelles fleurs qui émergeaient tout juste de la mousse des sous-bois. Les filles avaient remarqué que les violettes n’étaient pas tout à fait de la même couleur que celles du jardin. Celles-là étaient plus pâles et plus hautes, et peut-être plus larges aussi. Pour en être sûr il fallait comparer, alors c’est avec délicatesse que chacune cueillit sa violette avec une ou deux feuilles, rondes, mais bien plus petite que celle du nénuphar. On les observait attentivement pour pouvoir les dessiner ou les refaire en laine ou en tissu, bourrées de mousse à l’intérieur. On a même, sans faire exprès, arracher les pieds qu’on a bien vite repiqué dans la terre de la forêt et de notre jardin, aussi.

C’est à ça que je pense en rangeant mes broches-fleurs bourrées de mousse synthétique… pour le challenge AmeGraphique chez le carré jaune de ce jeudi.

Si mais

La revivrais-tu, ou pas, cette nuit-là? Si mais… pas de la même façon puisque je connais l’histoire maintenant. Je l’ai terminé au petit matin. Une vingtaine de personnages bien différents les uns des autres embarqués dans une folle aventure.

Si mais

Quatrième de couverture:

Septembre 1939. L’Europe entre en guerre, et le Clipper de la Pan American (un fabuleux vaisseau des airs, le plus luxueux hydravion jamais construit) décolle pour la dernière fois. A son bord, un lord anglais, fasciste notoire, et sa famille; une princesse russe; un couple d’amants; un beau jeune homme, très intéressé par les bijoux qui ne lui appartiennent pas; et puis le chef mécanicien, officier irréprochable, soumis au plus odieux des chantages. Trente heures de traversée, pendant lesquelles la tempête va secouer l’appareil. Au-dehors… et au dedans. Un savoureux cocktail de suspense et d’humour.

Mon avis:

Les personnages sont décrits les uns après les autres dans leur vie de tous les jours et surtout dans les heures qui précèdent le départ de ce grand voyage. Ils sont aussi attachants les uns que les autres, et tout au long du trajet. Quelles péripéties, mes amis, pour chacun d’eux! je me suis laissée transporter à une bien belle époque dans ce bel univers de luxe avec grand plaisir. Et je crois que si l’on posait cette question aux acteurs de ce livre: « La revivrais-tu, ou pas, cette nuit-là? » ils répondraient  » Si, mais… » juste parce que nous sommes le 6 mai aujourd’hui… Je plaisante…

Tu me l’avais offert pour une occasion bien particulière. Je l’ai lu avec plaisir, et je t’en remercie. Je t’embrasse.

 

 

Bientôt 20 heures

«Bientôt 20 heures. Droit devant, deux lumières lointaines perdues dans la brume. Le village n’est plus bien loin. Lancé à folle allure, le traîneau dévale la pente. Les chiens, exténués il y a encore quelques minutes, galopent et tirent sur leur harnais avec énergie. Les mains gelées, je m’agrippe aux parois en bois glacées du traîneau pour ne pas être éjecté. Assis sur l’avant, je tente de trouver la position la plus confortable afin de soulager les sensations désagréables d’épinettes sur mes muscles et os meurtris. La journée d’aujourd’hui a été longue et harassante.

Un concert d’aboiements nous accueille. Mon compagnon de voyage stoppe les chiens et son traîneau au pied d’un groupe d’habitations. Il attache son attelage à un anneau relié à des boules ressemblant étrangement à des ballons de baudruche. Nos regards se croisent souvent. On se sourit régulièrement. La barrière de la langue, n’en est pas vraiment une. Nous éprouvons les mêmes tensions, ou tout au moins, il a l’air de bien comprendre les miennes. Déchargement des traîneaux et acheminement de nos sacs à quelques dizaines de mètres plus haut devant une maison à la façade rose défraîchie. Rien à craindre de pickpockets par des températures pareilles.

Nos effets trempés sèchent. Dîner après nettoyage de notre sac bouffe: une conserve de hareng fumé à l’huile n’a pas supporté les tressautements du traîneau et s’est répandue dans tout le sac. Le confort est sommaire dans la maison. Ni lit, ni meuble, ni décoration. Dites-moi voir à quoi aurait bien pu me servir ce cadenas à code qu’on me conseillait d’emporter. Je souris.

– C’est une maison appartenant à la famille de ma femme. Nous finirons son aménagement l’été prochain, énonce mon hôte.

Révision de nos bagages, sacs et contenants. Quelques points de couture sont nécessaires et rapidement exécutés.

Bientôt 20 heures

Repas chaud et copieux. Jamais une soupe lyophilisée n’a été un tel régal. Les paupières deviennent vite lourdes. Inutile de compter les moutons ce soir. Au bout de quelques secondes à peine, je plonge dans un profond sommeil. Mon hôte ronfle déjà! Fin de notre première étape. A ce rythme-là, notre voyage hivernal s’annonce éprouvant…»

C’est ma participation et quatrième texte pour la fin du défi de printemps proposé par « tu dines ce soir ». Ça m’a bien plu et je l’en remercie. Je me suis inspirée d’un récit de voyage au grand Nord sur les traces de Paul Émile Victor, j’ai utilisé les mots imposés et les objets de la liste (il ne m’en restait plus qu’un, et pas facile à utiliser dans un tel environnement).

Guide touristique

Guide touristique pour un voyage extraordinaire

Une fois à l’intérieur, c’est un festival de couleurs.

Petits conseils : Pour pouvoir admirer totalement les lieux, penser à emporter un coussin gonflable en U, car vous devrez lever constamment les yeux pour vous repérer et celui-ci calera votre tête et vos épaules sans fatigue.

Et sur les indications de votre médecin, il serait bien vu toutefois de se faire vacciner pour ne pas s’enliser, suivre très précisément un des itinéraires brodés sur cette carte textile et marquer votre chemin parcouru à votre tour à votre retour. Un dessin vaut mieux qu’un long discours.

Guide touristique

Pas à pas vous descendez à dans les pas des autres sur une pente à 10% sans escalier et sans rampe de maintien. Vous pénétrez dans la première salle, et c’est l’étonnement  : une voute de reliefs s’offrent au regard ! Toute notion de distance devient relative sous des plafonds dont la hauteur est à ce jour encore inestimable !

Le parcours débute sitôt l’entrée, au pied d’un énorme cône d’éboulis situé à l’aplomb du puits d’entrée naturel par lequel les premiers explorateurs ont pénétré… L’amas de sédiments formé par tout ce qui est tombé ou a été jeté dans ce trou livre de précieux indices sur les évolutions du monde en surface. Les ossements d’animaux mis au jour lors des campagnes de fouilles révèlent par exemple que tyrannosaures et brontosaures vivaient dans la région pendant la dernière époque glaciaire.

Les concrétions sont ici d’une profusion et diversité remarquable entre gigantisme et extrême finesse. De mystérieuses formes de la caverne transportent dans un monde féerique d’où jaillissent forêts de piles d’assiettes, palmiers géants dont les pétales sont nés de l’éclatement des gouttes d’eau à leur sommet. Plus loin, un rideau de stalactites a rejoint les stalagmites situées dessous pour former un imposant buffet d’orgues.

Vous êtes au cœur de la plus grande découverte et pour en sortir car vous n’êtes pas légion à ce jour, il vous restera donc à compter vos pas de couleur comme ceux que vous avez suivis en entrant, en levant la tête, car vous serez sans dessus-dessous.

A votre retour, vous aurez envie de les noter à votre tour de couleurs différentes sur le site de voyages pour les futurs inscrits en partance.

Dernières remarques avant de partir : Il est nécessaire de se munir de pochettes étanches pour l’électronique tant le champ magnétique est intense à l’intérieur de la Terre et il est fortement indiqué de ne pas s’accrocher aux fils libres au risque de glisser et disparaitre à jamais.

… pour ma 3ème participation au défi du printemps proposé par « Tu dines ce soir » en toute liberté et inspiré d’un Aven tout proche…

Tigre

Quel était ce félin que j’ai croisé dans mon jardin? un tigre peut-être.

J’étais sur mon île, au large, entre l’Asie et le Canada, et il se peut que ce fut un tigre. Était-il venu à la nage? J’avais le droit de rêver, il était venu me rendre visite et l’ouvrage que j’en ai fait est le plus représentatif de ce que j’ai vu. Comme je n’ai pas osé lui demander de redresser les oreilles qu’il avaient un peu trop rabattues, je n’ai pas bien distingué la couleur intérieure de celles-ci. S’il a gardé une allure paisible, il avait néanmoins un regard très effrayant. Bien que je fus en tongs, j’avais à portée de main un couteau cuiller fourchette pour me défendre s’il avait été menaçant, et j’aurais même pu l’assommer avec un disque dur externe que j’avais à portée de mains. Je me suis évidemment documentée sur cet animal.

Le tigre (Panthera tigris) est un mammifère carnivore de la famille des félidés (Felidae) du genre Panthera. Aisément reconnaissable à sa fourrure rousse rayée de noir, il est le plus grand félin sauvage et l’un des plus grands carnivores terrestre. L’espèce est divisée en neuf sous-espèces présentant des différences mineures de taille ou de comportement.

Superprédateur, il chasse principalement les cerfs et les sangliers, bien qu’il puisse s’attaquer à des proies de taille plus importante comme les buffles. Jusqu’au XIXe siècle, le tigre était réputé mangeur d’hommes. La structure sociale des tigres en fait un animal solitaire ; le mâle possède un territoire qui englobe les domaines de plusieurs femelles et ne participe pas à l’éducation des petits.

Très polyvalent en termes d’habitat, le tigre se rencontre dans toute l’Asie, bien que son aire de répartition se soit fortement réduite. L’espèce est considérée comme en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature et est protégée sur l’ensemble des pays où elle vit. Chassées jusqu’au milieu du XXe siècle, les populations de tigres ont fortement décru, passant d’un effectif estimé à 100 000 individus en 1900 à environ 3 500 tigres, la majorité vivant en Inde. La réduction de son habitat et le braconnage alimentant la médecine traditionnelle chinoise sont les principales menaces pesant sur l’espèce.

Le tigre de Bali (Panthera tigris balica), harimau Bali en indonesien (ou samong dans l’ancien balinais1), est une espèce éteinte de tigre et endémique à l’île de Bali en Indonésie. C’est une des 3 sous-espèces de tigre disparues avec le tigre de la Caspienne et le tigre de Java. Le tigre de Bali s’est éteint fin 1937.

Compte tenu de la petite taille de l’île et des limites de l’habitat forestier, la survie à l’état sauvage du tigre à Bali est considérée comme non envisageable aujourd’hui.

Le tigre de Malaisie (Panthera tigris jacksoni) est une sous-espèce de tigre qui vit au centre et dans le sud de la péninsule Malaise. Sa population ayant été estimée entre 493 et 1 480 adultes en 2003, l’Union internationale pour la conservation de la nature l’a classée parmi les espèces menacées en 2008. Cette même année, il semblait très improbable de compter plus de 250 animaux en âge de se reproduire dans l’une des trois sous-populations, et la tendance était à la baisse.

En 1968, lorsque Panthera tigris corbetti est dénommée, les tigres de Malaisie et de Singapour font partie de cette sous-espèce. En 2004, Panthera tigris jacksoni est reconnue comme une sous-espèce distincte lorsqu’une analyse génétique montre que son génome mitochondrial diffère de celui de Panthera tigris corbetti.

En Malaisie, on lui donne le nom de harimau belang.

Le tigre du Bengale (Panthera tigris tigris) est un félin, et la sous-espèce de tigre la plus connue. Également appelé tigre royal du Bengale, il est plus léger et moins costaud que le tigre de Sibérie. Avec une population d’environ 2000 individus en constante diminution, il est inscrit sur la longue liste rouge des espèces menacées d’extinction.

Le tigre de Sibérie ou tigre de l’Amour (Panthera tigris altaica) est la plus grande sous-espèce du tigre.

Le tigre de Borneo, Sandokan est un film d’aventure franco-hispano-italien réalisé par Umberto Lenzi, sorti en 1963.  Le film est une adaptation du roman d’Emilio Salgari, Les Tigres de Mompracem (le Tigri di Mompracem) publié en 1900. L’histoire raconte que le gouverneur anglais lord Guillonk (inspiré de James Brooke) a capturé le père de Sandokan, le vieux sultan de Mulader, et a annoncé publiquement l’imminence de son exécution. Pour délivrer son père, Sandokan prépare, avec son ami Yanez, un plan destiné à débarquer sur les côtes de Labuan et à prendre en otage le gouverneur. La petite troupe pénètre par surprise dans la résidence de lord Guillonk qui a cependant le temps de prendre la fuite. Sandokan s’empare alors de sa nièce, la belle Mary Ann…

D’après mes recherches sur les tigres sur Wiki… pour répondre au défi du printemps proposé par « Tu dines ce soir », je crois que le mien aurait pu venir de Bornéo, he, que croyez-vous, il n’y a pas que Pi qui ait vécu son Odyssée.

J’ai le droit de rêver

J’ai le droit de rêver, et j’aimerais être payée pour ça. Je plaisante comme toujours, tu le sais bien, tu y es accoutumée. Il n’y a pas très longtemps que je t’ai fait signe, mais il y a toujours une raison dans ma vie qui me font penser à toi.

Fleurs, plantes, je sais que c’est ton truc. Chez toi, y en a partout. La moindre petite graine de ta main mise en terre donne un arbre en très peu de temps. Et ton jardin est magnifique.

Alors, les Floralies, j’y suis allée en pensant à toi. On en parlait partout comme quoi c’était l’évènement à ne pas louper. J’ai vu que lundi c’était en nocturne, ça allait à point, il ne fallait pas hésiter. C’était la pleine lune, et un aller et retour à moitié prix, c’était une affaire à ne pas manquer.

C’était merveilleux, des animations de toutes sortes, de grands halls décorés des plus belles compositions, des variétés de plantes les plus curieuses venues d’une multitudes exploitations de tous les continents. J’avais mis le dernier foulard que tu m’as offert, il va bien avec ma couleur de cheveux. Et j’avais pris ma deuxième batterie d’appareil photo, mais, arrivée sur place j’ai constaté que j’avais oublié mon appareil, alors voici une carte textile des belles fleurs que j’ai vues. Je te l’offre de tout mon cœur que j’ai apposé au dos et brodé plusieurs fois tout au long des pétales.

J'ai le droit de rêver

J’ai trouvé quelques graines magiques et je te les donnerai quand on se reverra. Comme celles que tu avais dans ton sarrau quand on était petite. J’ai rempli mon sac compressible et tout est à l’abri de l’air et de l’humidité avec mon protège sac pour avion dans l’attente de notre prochaine rencontre.

J’avais emmené mes amies. Je n’avais pas à chercher tous les arguments possibles ni proposer de référendum pour les convaincre de venir avec moi à cette expo sur la Lune. Elles ont cousu elles-aussi ce qu’elles ont admiré. J’aurais envie de transformer mon jardin de la même manière. Ce sont mes copines qui me l’ont suggéré.

J’ai le droit de rêver, et j’aimerais être payée pour ça. Je plaisante et ce courrier arrivera en retard, comme toujours, tu le sais bien.

A bientôt, Mémé. Mille bises.

… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye et pour un défi en quatre étapes proposé par « Tu dines ce soir » avec un peu de retard (je rêvais, sans doute).

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d’aiguilles

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d’aiguilles.

Aujourd’hui, il pleut  et le vent souffle très fort ici. Le muguet s’est ouvert au jardin, depuis quelques jours déjà. D’autres fleurs sont bien belles aussi, et se basculent affreusement au gré des bourrasques. J’irai me cueillir un bouquet de fleurs de lilas et d’iris, ou de pervenches et boules de neige, cet après-midi, pour en profiter un peu plus. Je continuerai mes travaux d’aiguilles et j’aurai tout le temps pour préparer le matelassage de ma courte-pointe.

A tous ceux qui me liront, à tous ceux que j’aime, à tous ceux qui m’aiment je souhaite autant de petits bonheurs que les gouttes de pluie d’aujourd’hui.

Vive le 1er mai et vivent mes travaux d'aiguilles

Vive le 1er mai et vive la pluie après tout, puisque c’est elle qui me permet de passer toute une journée sur mes travaux d’aiguilles et qui m’offre de si belles fleurs au jardin.