La main de ma mère

Je prenais la main de ma mère pour la serrer dans les deux miennes comme l’on prend une lumière pour s’éclairer quand les nuits viennent.
Ses ongles étaient tant usés, sa peau quelquefois sombre et rêche. Pourtant, je la tenais serrée comme on le fait sur une pêche.
Ma mère était toujours surprise de me voir prendre ainsi sa main. Elle me regardait, pensive me demandant si j’avais faim.
Et, n’osant lui dire à quel point je l’aimais, je la laissais retirer doucement sa main pour me verser un bol de lait.
de Maurice Carème, juste pour un instant de tendresse, en toute liberté. Un sentiment de vécu.

La main de ma mère

J’avais écrit: « Je m’interroge cependant sur ce qu’est une « prêche »? Serait-ce un bréviaire?… Trop tard, j’ai corrigé l’erreur et merci à un lecteur qui me parle de pêche, alors je comprends mieux cette douceur… » et un lecteur m’a fait corriger mon erreur