Si j’étais un homme

Moi, si j’étais un homme, je serais capitaine d’un bateau vert et blanc, d’une élégance rare et plus fort que l’ébène pour les trop mauvais temps.

Si j'étais un homme

Je t’emmènerais en voyage voir les plus beaux pays du monde. J’ te ferais l’amour sur la plage en savourant chaque seconde où mon corps engourdi s’enflamme jusqu’à  s’endormir dans tes bras, mais je suis femme et, quand on est femme, on ne dit pas ces choses-là .

Je t’offrirais de beaux bijoux, des fleurs pour ton appartement, des parfums à  vous rendre fou et, juste à  côté de Milan, dans une ville qu’on appelle Bergame, je te ferais construire une villa, mais je suis femme et, quand on est femme, on n’achète pas ces choses-là .

Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi. Ces histoires d’amour démodées n’arrivent qu’au cinéma.

On devient économe. C’est dommage : moi j’aurais bien aimé un peu plus d’humour et de tendresse. Si les hommes n’étaient pas si pressés
De prendre maîtresse… Ah ! si j’étais un homme !

Je t’appellerais tous les jours rien que pour entendre ta voix. Je t’appellerais « mon amour », insisterais pour qu’on se voie et t’inventerais un programme à l’allure d’un soir de gala, mais je suis femme et, quand on est femme, ces choses-là  ne se font pas.

Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi. Ces histoires d’amour démodées n’arrivent qu’au cinéma. On devient économe. C’est dommage, moi j’aurais bien aimé un peu plus d’humour et de tendresse. Si les hommes n’étaient pas si pressés de prendre maîtresse… Ah ! si j’étais un homme, je serais romantique…

Ce sont les paroles de Diane Tell qui accompagnent ce détail d’un tableau confectionné d’après un ouvrage de Robert Hubert pour ce défi des 53 billets pour 2015.