C’est l’histoire d’une petite fille qui aimait les confitures

C’est l’histoire d’une petite fille qui aimait les confitures.

C’est toujours ainsi que je commençais une histoire à mes enfants quand ils m’en demandaient une. Elles souriaient bien sûr, parce qu’elles savaient ce que j’allais leur raconter.

C'est l'histoire d'une petite fille qui aimait les confitures

Elle ne pensait qu’à ça. Elle les goûtait toutes, et les aimait toutes. Un jour sa maman venait de terminer de les mettre en pots et devait s’absenter pour faire des courses, et les avait placés encore chauds au dessus du buffet pour les préserver de la petite gourmande. Papa restait là, dans son atelier, en cas de besoin.

Elle n’aurait pas besoin d’aide. Sitôt sa mère sortie, elle ferma la porte de la cuisine, et rapprocha la table du buffet. Elle commença par échafauder une chaise sur la table, un gros livre sur la chaise, une boite sur le livre, de plus en plus haut et jusqu’à ce qu’elle puisse atteindre les pots en se mettant sur la pointe des pieds…

et là, commençait vraiment mon histoire… elle n’était jamais la même… Je divaguais, inventais un nouveau personnage qui entrait dans la cuisine… Ce qu’elles aimaient le plus, c’est quand ce nouveau personnage leur ressemblait étrangement… Surtout il ne fallait pas que l’histoire se termine vite, elles aimaient que j’en ajoute encore et encore…

Voilà c’est l’histoire d’une petite fille qui aimait les confitures… pour les 53 billets en 2015 chez Agoaye.

Fallait la voir croiser le fil et courber le fer

Fallait la voir croiser le fil et courber le fer, « Facile » qu’elle disait avec un grand sourire,
Accrochant les boucles entre elles, Agile de ses doigts magnant les pinces
N’hésitant pas à cacher les extrémités dans les vrilles, N‘évitant rien pour les croquer
Ni le gros nez des uns, Ni les grandes oreilles des autres
Y en avait pour tout monde, « Yaka bien regarder les gens » qu’elle disait sans jamais vouloir froisser quelqu’un

Juste pour elle qui est venue nous rendre visite ce dimanche. Juste pour toi que j’aime.

Le tag des points contés

Le tag des points contés.

Qu’est-ce qu’un tag ? Un tag est une série de questions qui circulent sur la blogosphère ; une sorte de chaîne. Il est amicalement adressé à des copinautes qui y répondent et qui continuent à le faire voyager sur d’autres blogs. C’est un beau moyen pour tisser des liens. Comment faire ? Suivre les instructions suivantes…

Le tag des points contés

1. Je réponds aux questions en mettant sur mon blog un billet avec le logo (ci-dessous) et les questions-réponses.
2. Je préviens l’amie qui me l’a adressé en lui donnant le lien de mon billet.
3. Je sélectionne quelques amies qui seraient susceptibles de vouloir le continuer et je l’adresse à mon tour avec les mêmes consignes, les mêmes questions.

Ce tag débute ici :

1. Appartiens-tu à un club ou patchworkes-tu seule ?
Oui, j’anime un atelier patchwork depuis 20 ans maintenant

2. Combien de temps passes-tu, moyenne journalière, sur tes bouts de tissus ?
Une bonne heure par jour avec mes tissus et du temps bien sûr pour feuilleter les magasines, noter les idées et tracer les croquis.

Le tag des points contés

3. Es-tu vieux tissus de récupération ou dépenses-tu une bonne partie de ta tirelire dans l’achat ?
J’ai commencé le patchwork avec des chutes de tissus de vêtements que je faisais aux enfants. Je suis récupération avant tous, de chemises ou de chutes que l’on me donne. Ils sont tous rangés dans des boites par couleur, et les plus petits morceaux sont regroupés et mélangés dans une seule. Aujourd’hui, il m’arrive d’acheter un ou deux tissus qui me plaisent pour plus tard… quand l’idée viendra…

4. Combien de top te reste-t-il à quilter ?
Si je compte bien… il m’en reste 3 ou quatre…

5. Où les entreposes-tu ? Malle, armoire, boîtes…
Mes patchworks terminés sont là autour de moi dans la maison, je les utilise. Ou j’en ai fait cadeau aux uns et aux autres.

6. Raconte-nous l’endroit où tu couds… Atelier ou petit coin ? Bien rangé ou désordonné ?
Je couds dans la pièce commune avec les autres. J’ai un tout petit espace de manœuvre, avec l’en-cours et le reste dans des placards. Et je range quand je m’étends trop, mais je le fais vraiment lorsqu’un ouvrage est terminé, souvent l’autre est déjà commencé.

7. L’art textile, le patchwork classique, est-ce une vieille histoire d’amour ou est-ce une passion récente ?
C’est de famille, cette façon d’embellir. Chez ma mère et mes grands-mères, le tricot et le raccommodage étaient des occupations utiles avant tout. Elles avaient vite fait d’embellir un accroc par une belle broderie, ou un poignet usé par une autre laine assortie au reste du vêtement. J’ai essayé d’autres activités manuelles, mais je reviens toujours au tissu et la laine. J’aime les toucher, j’aime cette souplesse. Avec le patchwork, je me suis éloignée de la couture utile en prenant le temps. Je joue, j’assemble ce qui n’est pas assorti, je confectionne des choses que l’on n’attend pas, dont personne n’a besoin. Je me raconte des histoires, je fais des essais.

Le tag des points contés

8. Essaies-tu de convertir tes amies ? Celles qui sont bricoleuses mais pas couturières.
Oui, il faut beaucoup de patience. C’est tellement inutile!

9. Offres-tu tes ouvrages ou gardes-tu le tout précieusement et amoureusement ?
Je les offre pour la plupart, à des personnes qui vont les respecter et en prendre soin. Mais il m’est difficile de m’en défaire, je l’avoue.

10. Ton dernier ouvrage ? Couleurs, motifs, dimensions…
Il est en cours depuis septembre, sur le thème du mandala et des neufs vies d’un chat. J’ai tracé le croquis en septembre, et je me suis décidée tard pour les couleurs, j’ai regardé mes restes sans doute. J’ai sélectionné des bleus du plus clair au foncé, je me souviens et pareil pour les verts et puis j’avais acheté 2 tissus, un gris à pois verts et un vert bleu et blanc mélangés, qui m’avaient plus quand j’étais allée chercher des fermetures éclairs pour des petites trousses. Ce sera un ouvrage de 150cm x150cm, j’aime bien cette dimension.

C’est ma participation au tag des Points Contés. C’est Syl qui le propose à ses copinautes.

Je le propose à mon tour à toutes celles qui me liront, qui n’ont pas forcément de blogs, à celles qui font du patch au tricot aussi, à celles qui voudront bien me répondre par un commentaire, à celles qui aiment parler de leur passion. En toute liberté avec le sourire.

 

Si un jour un fil dépasse d’une couture

Si un jour un fil dépasse d’une couture,
Et qu’arrive l’envie de tirer doucement dessus,
Ne le fais pas, disait maman, ne le fais pas,
Parce qu’un fil rebelle comme ça qui dépasse,
On ne va pas se voiler la face,
C’est pas toujours une couture mal cousue…

Si un jour un fil dépasse de son cœur,
Et que vient l’irrésistible tentation de tirer dessus,
Ne le faites pas, disait ma mère, ne le faites pas,
Parce qu’un fil qui dépasse comme ça,
Sur la poche avant de son pardessus,
C’est pas toujours une couture mal cousue…

Si un jour un fil dépasse d'une couture

J’ai saisi ce petit fil hirsute insignifiant
J’ai tiré encore et encore, délicatement,
C’est le fil de ton corps et de ta vie que tu vois là,
Dépassée, je n’en voyais pas le bout,
Une grosse bobine de fil qu’on déroule,
Un tricot qu’on détricote rang par rang…

Un fil dehors, un écheveau dedans,
Et plus je tirais, plus le fil se déroulait,
Ça ne se fait pas, que tu disais, ça ne se fait pas,
J’avais décousu peu à peu mon cœur,
Effiloché, pêle-mêle, un fil enchevêtré.

Si un jour un fil dépasse d'une couture

Le passé, le présent, le futur proche,
Mes peines tissées avec mes joies,
Mes passions brodées avec mes rêves,
On peut y laisser son âme et son corps à cette beauté là
Le fil de la vie sous toutes ses coutures.
Le cœur battu à plates coutures…

Au fil du temps, le cœur recousu,
Tiré à quatre épingles à ce que j’ai cru,
Juste un petit fil invisible à l’œil nu,
J’y fais attention, maintenant,  à ce petit truc-là
Un rêve qui ne tient qu’à ce fil,
Ça j’y tiens.

C’est ma participation au challenge AmeGraphique chez le carré jaune pour ce jeudi d’après le joli poème de Capucine, un billet illustré de mon « paillasson » de pied de biche et ma souris-dé pique-aiguilles.

Un petit poisson un petit oiseau

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

Un petit poisson un petit oiseau

Quand on est là-haut
Perdus aux creux des nuages
On regarde en bas pour voir
Son amour qui nage
Et l’on voudrait bien changer
Ses ailes en nageoires
Les arbres en plongeoir
Le ciel en baignoire

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau

Un petit poisson un petit oiseau

Quand on est dans l’eau
On veut que vienne l’orage
Qui apporterait du ciel
Bien plus qu’un message
Qui pourrait d’un coup
Changer au cours du voyage
Des plumes en écailles
Des ailes en chandail
Des algues en paille.

Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est dans l’eau
Un petit poisson un petit oiseau
S’aimaient d’amour tendre
Mais comment s’y prendre
Quand on est là-haut

Cette chanson de J Gréco pour le défi des oiseaux chez Albine,  ma broderie inspirée d’un dessin de Geninne.

Layette – Brassière et swing knitting

Layette – Brassière et swing knitting.
Je vous avais montré quelques détails ici.
J’ai découvert cette façon de changer de couleur sur des modèles chez Ravelry pour des mitaines, des chaussettes ou des châles
Pour essayer et voir l’effet produit assez rapidement, il me fallait un modèle de petite dimension.
Une brassière, c’était parfait. Je me suis inspirée de deux modèles que vous trouvez dans mes tutoriels :
celui de la brassière point mousse de 2 couleurs (tuto ici) pour le bas et de la brassière raglan (tuto là) pour le haut.

Layette - Brassière et swing knitting

Je prépare les explications de cette Layette – Brassière et swing knitting qui apparaitra bientôt dans mes tutoriels avec quelques indications pour ce point.

Nid d’ange pour mon petit ange

Je venais de le terminer ce nid d’ange pour mon petit ange quand il est arrivé. J’avais mis ce tout dernier ouvrage dans ma valise.

Nid d'ange pour mon petit ange

Je me suis dépêchée pour arriver à temps! J’ai trouvé le modèle chez Palily et je l’en remercie.

Nid d'ange pour mon petit ange

Il est découpé dans du polaire à pois de Mondial Tissus et bordé d’un petit biais bleu à motifs blancs et rouges taillé dans le travers d’un tissu de coton mélangé. Le rabat rouge de la capuche est doublé dans le même tissu que le biais. Et un petit boutonnage original.

Nid d'ange pour mon petit ange

Une astuce pour l’attache, un bouton de chaque côté sur le rabat du devant et une bride en élastique fixé au tissu arrière par un petit biais.

Nid d'ange pour mon petit ange

Look at this! Couverture nomade que l’on dit aussi, avec sa forme spéciale qui s’adapte aux harnais des nouvelles poussettes et porte-bébé.

 

Je vous présente mes amis

Je vous présente mes amis, c’est ce que demandait Agoaye, mais j’ai choisi de vous parler d’autres amis, de ces habitants d’un même lieu qui se rassemblent, pour une raison bien particulière, à l’initiative d’un des leurs.

…Dès que fut éteinte la lumière de la chambre, ce fut à travers les bâtiments un bruissement et bientôt tout un remue-ménage. Le sage avait déjà pris place sur une sorte d’estrade. Il désirait s’entretenait au plus vite avec les autres. Avec l’âge il avait pris de l’embonpoint, mais il en imposait encore, et on lui trouvait un air raisonnable. Bientôt les autres se présentèrent, et ils se mirent à l’aise, chacun suivant les lois de son espèce. Ce furent d’abord le vigile de la maison accompagnée de ses compagnes, et ensuite ceux de la famille du sage qui se vautrèrent au pied de l’estrade. Certains allèrent se percher sur les appuis de fenêtres et sur les chevrons du toit. Ils avançaient à petits pas précautionneux, et se plaçaient derrière les premiers arrivés. Vinrent encore et encore les voisins et les voisins des voisins. Et il y eut la doyenne et son doyen, un peu acariâtre d’après certains. Peu expansif, c’est vrai, et quand il s’exprimait c’était par boutades cyniques. Il était le seul à ne pas rire, et quand on lui demandait pourquoi, il disait qu’il n’y avait pas vraiment de quoi rire. Et enfin une mère et ses petits firent irruption dans l’endroit, il piaillaient en quête du meilleur où personne ne leur marcherait dessus…

Je vous présente mes amis

Certains auront reconnu ces personnages. C’est à « La ferme des animaux » de George Orwell que j’ai emprunté ces mots. C’est à ce livre que j’ai pensé en premier quand il fut question de parler d’amis. La situation difficile dans laquelle vivent ces personnages fait qu’ils se rapprochent les uns des autres, dans un même but… Ce sont les mains de mes amies pour ce billet; elles se sont laissées faire pour que « Je vous parle de mes amis » pour les 53 billets en 2015.

Même pas peur

Même pas peur d’arriver trop tard au rendez-vous des Âmes Graphiques chez carré jaune.
Même pas peur de parler de cette éclipse d’aujourd’hui qui assombrit notre ciel, juste le temps de l’écrire. La terre tourne, certains l’ignorent encore? non! Dans les temps anciens certains trouvaient cet évènement étrange, en avaient peur parfois.
Même pas peur de parler aussi des grandes marées des équinoxes qui jouent au printemps qu’il soit pluvieux ou fleuri.
Même pas peur de trouver des souris dans mes thrillers.


et puis je me suis souvenu d’un poème de G de Maupassant sur ce qu’est d’avoir terriblement peur

Ce soir-là j’avais lu fort longtemps quelque auteur.
Il était bien minuit, et tout à coup j’eus peur.
Peur de quoi ? je ne sais, mais une peur horrible.
Je compris, haletant et frissonnant d’effroi,
Qu’il allait se passer une chose terrible…
Alors il me sembla sentir derrière moi
Quelqu’un qui se tenait debout, dont la figure
Riait d’un rire atroce, immobile et nerveux :
Et je n’entendais rien, cependant. O torture !
Sentir qu’il se baissait à toucher mes cheveux,
Et qu’il allait poser sa main sur mon épaule,
Et que j’allais mourir au bruit de sa parole !…
Il se penchait toujours vers moi, toujours plus près ;
Et moi, pour mon salut éternel, je n’aurais
Ni fait un mouvement ni détourné la tête…
Ainsi que des oiseaux battus par la tempête,
Mes pensées tournoyaient comme affolées d’horreur.
Une sueur de mort me glaçait chaque membre,
Et je n’entendais pas d’autre bruit dans ma chambre
Que celui de mes dents qui claquaient de terreur.

Un craquement se fit soudain ; fou d’épouvante,
Ayant poussé le plus terrible hurlement
Qui soit jamais sorti de poitrine vivante,
Je tombai sur le dos, roide et sans mouvement.

C’est ma participation au défi proposé par AmeGraphique chez le carré jaune

 

Le chat de Baudelaire

Le chat de Baudelaire

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu’en son appartement,
Un beau chat, fort doux et charmant.
Quand il miaule, on l’entend à peine,

Le chat  de Baudelaire

Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s’apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C’est là son charme et son secret.

Cette voix qui perle et qui filtre,
Dans mon fond le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n’a plus besoin de mots.

Le chat  de Baudelaire

Non, il n’est pas d’archet qui morde
Sur mon cœur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu’harmonieux !

Le chat  de Baudelaire

Le chat de Baudelaire pour la poésie du jeudi c’est ici  et pour accompagner l’avancement de mes travaux à l’Atelier.

L’extraordinaire voyage du Fakir

L’extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas à paraitre au livre de poche. 

L'extraordinaire voyage du Fakir

Syl en parle ici et en parlait déjà .

Ainsi commence le périple du fakir qui n’en demandait pas tant !

« … L’Indien venait de comprendre qu’il avait devant lui les vrais aventuriers du XXIème siècle. Ce n’étaient pas les navigateurs, dans leurs bateaux à cent mille euros, leurs courses à la voile, leurs tours du monde en solitaire dont tout le monde se foutait sauf leurs sponsors publicitaires. Eux n’avaient plus rien à découvrir.
Ajatashatru sourit dans la nuit. Il voulut lui aussi, au moins une fois dans sa vie, faire quelque chose pour quelqu’un d’autre et non plus seulement pour lui-même. »… Un roman sympathique, une belle histoire à recommander !

Vous découvrirez une surprise chez Syl qui nous informe que:

Le 18 mars, Le Livre de Poche publie le best-seller de Romain Puértolas préalablement publié par les Éditions Dilettante,… et à cette occasion, on vous propose de gagner quatre exemplaires du fakir.
Le 18 mars, les couleurs du Livre de Poche seront aux couleurs du fakir !
Le 18 mars, allez découvrir…
« – Une application interactive personnalisée « Fakirisez-vous » (possibilité de remplacer le logo Livre de Poche par sa propre photo d’identité)
– Grand concours-photo du 20/03 au 02/04 sur Facebook : la photo générée dans l’appli sera ensuite éligible aux votes des internautes dans notre application-jeu.
– « Fakirisation » complète du site livredepoche.com, des réseaux sociaux (FB, Twitter, Instagram) aux couleurs et au graphisme de la couverture du livre

D’autres billets chez Hilde, Philisine, Anne Souris, Argali, et là

Le soleil pointait juste son nez par dessus la pointe d’Andey

Le soleil pointait juste son nez par dessus la pointe d’Andey

Un petit bonhomme est né

Ce vendredi treizième jour de mars.

Il fait la joie de ses parents, bien sûr,

Et de toute la famille venue du Nord et du Sud

Ne pouvant plus attendre pour l’admirer.

Le soleil pointait juste son nez par dessus la pointe d'Andey

Je suis émue, émerveillée et j’ai les idées en vrac. Fallait pas que j’arrive trop tard, inconsciemment j’ai senti qu’il m’attendait…

 

 

La lettre jamais envoyée

C’est la lettre jamais envoyée que rédigea Marcel le jour du débarquement en Normandie près de Ouistreham . Il avait 23 ans ce 6 juin 1944.

« Nous sommes à deux milles de la côte, nous approchons lentement. Quel vacarme ! Et alors ça commence à sentir la poudre, ça sent bon. Et on approche toujours de la côte. Pas mal d’appareils dans le ciel mais manque de pot pour les Allemands, pas un Fritz en l’air qui espère sa venue, ils sont pourtant réveillés. Mais ils ont bien raison de ne pas sortir car la chasse anglaise a l’air décidée . On est à 200 mètres de la plage. Allez, les gars, en position de débarquement, messieurs les Fritz se réveillent. Quelques obus pleuvent devant, derrière, sur les côtés, pas de trop mais il y en a assez. Oh ! les balles de mitrailleuses commencent à siffler. L’avant de la barge a touché les coupées à l’eau et on débarque. Manque de pot, même pas la moitié, je débarque, un obus coupe la coupée. « Saute sur l’autre barge » ordonne le commandant de la barge. Quelques secondes, et tout le monde a changé de barge. Mon grand voisin et moi, on s’apprête à descendre, manque de pot, un obus traverse l’épave. Après celui-là, c’est le moment de débarquer. Une minute après, tout le monde est sur la plage. Les obus commencent à augmenter et les balles de mitrailleuse. Je reçois un éclat sur mon casque, sans vous mentir d’au moins 5 centimètres… »

Il a tracé avec ses mots cette lettre jamais envoyée, sur un carnet qu’il tenait pressé sur son cœur dans l’envers de sa veste. Il avait écrit plus loin qu’avant de débarquer, il avait jeté son lance flamme à la mer, trouvant l’arme trop barbare.

La lettre jamais envoyée

Pour ce défi des 53 billets pour 2015 j’ai pensé aux jeunes comme Marcel (extrait de « Paroles du jour J » de JP Guéno) embarqués malgré eux, croyant à la liberté, qui ont écrit des lettres ou consigné leurs pensées d’un moment de vie inoubliable…. j’ai choisi cette illustration en pensant à Laure  avec qui nous échangeons de merveilleux courriers… et en ce 15 mars, il parle lui aussi de l’ide et de guerre


Pi Day

C’est la chaleur du printemps qui l’avait sortie du sommeil, en ce Pi Day. Cette saison au goût de renouveau est une renaissance, pour elle. Elle s’est vite apprêtée pour profiter de la douceur de l’air. Son lit refait, elle tourne et retourne son édredon sur son lit, comme on le fait d’une crêpe dans la poêle, et termine en le tapotant légèrement du plat de la main pour évaluer le vaporeux des plumes qui le garnissent. Elle glisse sa nuisette dessous l’oreiller et surprend sa silhouette virevolter avec volupté dans le miroir de sa porte d’armoire. La veille au soir, elle a aperçu une cigogne sur le haut d’un sapin étendre les ailes plusieurs fois et arranger son espace pour la nuit. Elle l’a déserté ce matin. La neige a fondu. Elle-aussi va sortir et retourner dans la nature. Bien chaussée, elle prend son sac à dos et son bâton de marche. Elle aime sa montagne, apprécie cet univers.

Elle marche bon train, mais depuis trop longtemps maintenant. Elle se rend compte qu’elle n’a pas pris son téléphone portable ; elle n’a prévenu personne, non plus. Est-ce par paresse ou insouciance ? Elle a pris la liberté de prendre le chemin du côté de l’ubac et s’est égarée. Elle sait qu’il y a urgence maintenant et se sent comme le bernard-l’hermite qui a trop vite quitté sa coquille. Elle note sur son carnet: « En ce troisième mois, quatorzième jour de l’an quinze, il est neuf heures et vingt six minutes… »

Pi Day

C’est ma participation aux plumes 42 chez Asphodèle avec les mots proposés suivants: douceur, printemps, déserter, sommeil, chaleur, renaissance, air, bernard-l’hermite, édredon, paresse, plume, aile, volupté, insouciance, liberté, vaporeux, virevolter, cigogne, nuisette, ubac, univers, urgence, suggérés par la phrase de Gaëlle Josse… « Le lit ouvert, la fenêtre ouverte. Elle, endormie. La vie légère comme une hirondelle parfois. »
et c’est un clin d’œil à cette date qui correspond au nombre Pi et qui ne se produit qu’une seule fois par siècle. Un rendez-vous proposé par  la Ruche des quilteuses en janvier dernier. Et Fabienne qui en parlait aussi ici. Sur les indications de Sally Sellers, chacun pouvait participer  au ruban pour Pi Day. Elle invitait tout le monde à participer à un immense ruban de chiffres mis dans l’ordre des décimales du nombre Pi, lequel sera exposé aujourd’hui, ici.

 

Cartographie

La cartographie, c’est l’ensemble des opérations ayant pour objet l’élaboration, la rédaction et l’édition de cartes.
Je lisais la définition de ce mot proposé pour cette semaine. Il était écrit aussi qu’elle est proche de la géodésie, science qui s’efforce de décrire, mesurer et rendre compte de la forme et des dimensions. Mais ça peut être aussi une représentation spatiale d’une réalité non géographique.
J’ai souri et me suis remise au traçage. Le principe majeur de la cartographie est la représentation de données sur un support réduit représentant un espace généralement tenu pour réel.
Sur une grande feuille, j’avais presque fini de noter tous les repères pour le patron en grandeur réelle. L’objectif de la carte, c’est une représentation concise et efficace, la simplification de phénomènes complexes à l’œuvre sur l’espace représenté afin de permettre une compréhension rapide et pertinente.
Je pris les ciseaux pour découper les gabarits. La création de carte débute avec la définition du projet cartographique.
Je regardais avec envie les tissus que j’avais rassemblés pour mon ouvrage. La collecte d’informations est en deux parties, premièrement, le relevé des contours et de l’espace support à représenter, et deuxièmement, le relevé des données statistiques à représenter sur cet espace.
J’ai déposé le papier sur les tissus et taillé chaque morceau en suivant les contours. Vient ensuite un travail de sélection des informations, de conception graphique, puis d’assemblage, et de renseignement de la carte.
J’ai refermé le livre. J’ai passé doucement la main sur la couverture nomade que je venais de terminer.

Cartographie

C’est ma participation au défi proposé par AmeGraphique chez le carré jaune et un grand merci à Palily.

 

La main de ma mère

Je prenais la main de ma mère pour la serrer dans les deux miennes comme l’on prend une lumière pour s’éclairer quand les nuits viennent.
Ses ongles étaient tant usés, sa peau quelquefois sombre et rêche. Pourtant, je la tenais serrée comme on le fait sur une pêche.
Ma mère était toujours surprise de me voir prendre ainsi sa main. Elle me regardait, pensive me demandant si j’avais faim.
Et, n’osant lui dire à quel point je l’aimais, je la laissais retirer doucement sa main pour me verser un bol de lait.
de Maurice Carème, juste pour un instant de tendresse, en toute liberté. Un sentiment de vécu.

La main de ma mère

J’avais écrit: « Je m’interroge cependant sur ce qu’est une « prêche »? Serait-ce un bréviaire?… Trop tard, j’ai corrigé l’erreur et merci à un lecteur qui me parle de pêche, alors je comprends mieux cette douceur… » et un lecteur m’a fait corriger mon erreur

Toute une nuit pour

Il lui avait fallu toute une vie pour réaliser son rêve. Il lui faudrait bien plus que toute une nuit pour terminer cet ouvrage!

Toute une nuit pour

Elle était penchée sur son ouvrage et le pinceau balayait la terre qui s’était accumulée sur la pierre tout au long des siècles, s’insinuant dans les pores les plus minuscules. Lorsque le nuage de poussière brune se dissipa, elle approcha ses yeux verts de la pierre, telle une myope inspectant son travail. Elle soupira et passa le dos de la main sur son front, s’efforçant de reprendre courage. Avant de s’y remettre, elle s’offrit une courte pause.

Elle tourna la tête et admira la pleine lune, se redressa et se passa la main plusieurs fois au milieu du dos où elle avait ressenti une douleur. La nuit était sans doute le moment qu’elle préférait pour travailler ici. Elle regarda sa montre. Il était déjà une heure du matin. Elle allait continuer encore une heure peut-être si son dos le lui permettait. Elle reprit son pinceau et se remit à épousseter. En voyant le nuage s’élever de ce pan de ruine, elle pensa que la prochaine fois, elle apporterait un masque. Ou le mieux, à son âge, c’était peut-être d’échapper à cette corvée et de se consacrer aux reliefs à l’autre bout de la pierre.

Elle leva les yeux. . Un halo de brume enveloppait l’astre. Demain, c’est sûr, il allait pleuvoir. Elle se releva, et cette fois-ci la douleur dans son dos fut plus forte. Elle sourit malgré tout et recula un peu pour apprécier ce qu’il restait à faire. Elle examinait l’ouvrage dans son ensemble et réalisait en fin de compte qu’il n’avait pas fallu plus de toute une vie pour que son corps soit transformé en baromètre.

C’est ma participation pour cette semaine au défi des 53 billets pour 2015 d’après ma lecture du moment (de « l’ultime secret du Christ » de Dos Santos) et ce détail d’un tableau que j’ai réalisé à l’aiguille, pour un autre défi de groupe à l’Atelier.

Demain

Demain. Quand j’ai lu ce mot, j’ai senti les battements mon cœur s’accélérer. Je l’écris comme je l’ai ressenti. Demain, c’était le mot proposé pour cette semaine. Pour moi, tout à coup, demain c’était déjà là. Une bien chère blogueuse de Lyon a écrit un jour « sois sans temps », et bien… je crois que le temps va me manquer. Et puis j’ai pensé que demain c’est aussi dans vingt ans.Et vingt c’est vite passé. Le temps passe trop vite. Bien plus vite que les nuages qui défilent aujourd’hui dans le ciel poussés par le mistral… Et demain, le vent en apportera d’autres… Le souffle me manquait subitement. J’avais oublié ou ne voulais pas trop y penser…

Demain

Et puis demain est arrivé… Avec une bonne nouvelle… et ce bouquet. Il m’a bien fallu deux mains pour le tenir, tant il y avait de fleurs… Et  j’ai su que ça n’est pas fini, il y a eu d’autres bonnes nouvelles… Il y a eu des autres demains et je vais bien.

Demain

Demain ce sera le printemps… et bien d’autres printemps viendront encore… Je suis bien, je vous le dis, entourée de ma famille, d’amis, voisins et collègues avec qui je suis bien. Je les regarde, j’aime les entendre et les voir rire, chanter. J’aime les regarder vivre, partager leur temps à mes côtés. Je voudrais juste pouvoir encore partager de tas de demains avec eux… Je suis heureuse…

C’est ma participation pour ce jeudi.

Il neige sur les montagnes aujourd’hui

Il neige sur les montagnes aujourd’hui… J’ai regardé dans mon stock de laine blanche, j’ai fouillé et pensé à Gaspard des montagnes… demain il fera soleil, les rayons illumineront le flanc des versants… en attendant de porter des lunettes de soleil, il faudra le tenir au chaud ce petit… alors j’ai sorti mes aiguilles, ai choisi les pelotes, et vite au boulot, et j’ai tricoté… tricoté…

Il neige sur les montagnes aujourd'hui

Voici mes explications pour un petit paletot tricoté, je n’avais pas de la grosse laine, j’ai pris deux fils à tricoter ensemble, un pour des aiguilles n° 2 et l’autre pour du n° 2.5. Il m’a fallu 6  pour une taille de 3 à 6mois, 2 aiguilles n° 4,5 et 3 boutons.

Le corps du paletot se tricote en un seul morceau commencé par le devant droite.

Monter 31m avec la paire d’aiguilles 4,5. Tricoter en point mousse en glissant toujours la 1ère m. A 13cm de hauteur totale, à gauche du travail, pour la manche, ajouter 30m. on a 61m. Continuer sur toutes les mailles. A 22cm de hauteur totale, pour l’encolure, à droite du travail, rabattre tous les 2rgs : 1fois 10m, puis 2fois 3m. On a 45m, à 25cm de hauteur totale, on se trouve au haut de l’épaule, milieu de la manche. Laisser les mailles en attente. Tricoter le devant gauche en vis-à-vis en formant 3 boutonnières (2m ens et 1 jeté) à 3m du bord, tous les 4cm, la 1ère commencée à 11cm de hauteur totale. Réunir les 2 côtés en ajoutant 21m entre les 2 pour encolure du dos. On a 111m. Tricoter sur toutes mailles. A 24cm mesurés depuis les m ajoutées, pour les manches, rabattre à chaque extrémité : 1fois 30m. On a 51m pour le dos, tricoter droit. A 13cm, mesurés depuis les mailles rabattues pour les manches, rabattre toutes les mailles.

La capuche est commencée par le côté gauche. Monter 32m avec les aiguilles 4,5. Tricoter au point mousse en augmentant à droite du travail 1m 8fois tous les 4rgs. On a 40m. A 22cm de hauteur totale, on se trouve au milieu du travail sur le haut de tête. Terminer la capuche en inversant les explications.

Pour les finitions, coudre les côtés, puis les dessous de manches en inversant la couture pour former un revers aux poignets. Fermer l’arrière de la capuche, former un revers de 4cm, puis fixer la capuche autour de l’encolure en laissant libres 3cm à l’extrémité de chaque devant. Coudre les boutons sur l’autre devant en vis-à-vis des boutonnières à 3 cm du bord.

Il neige sur les montagnes aujourd'hui

Bon tricotage.

 

Si j’étais un homme

Moi, si j’étais un homme, je serais capitaine d’un bateau vert et blanc, d’une élégance rare et plus fort que l’ébène pour les trop mauvais temps.

Si j'étais un homme

Je t’emmènerais en voyage voir les plus beaux pays du monde. J’ te ferais l’amour sur la plage en savourant chaque seconde où mon corps engourdi s’enflamme jusqu’à  s’endormir dans tes bras, mais je suis femme et, quand on est femme, on ne dit pas ces choses-là .

Je t’offrirais de beaux bijoux, des fleurs pour ton appartement, des parfums à  vous rendre fou et, juste à  côté de Milan, dans une ville qu’on appelle Bergame, je te ferais construire une villa, mais je suis femme et, quand on est femme, on n’achète pas ces choses-là .

Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi. Ces histoires d’amour démodées n’arrivent qu’au cinéma.

On devient économe. C’est dommage : moi j’aurais bien aimé un peu plus d’humour et de tendresse. Si les hommes n’étaient pas si pressés
De prendre maîtresse… Ah ! si j’étais un homme !

Je t’appellerais tous les jours rien que pour entendre ta voix. Je t’appellerais « mon amour », insisterais pour qu’on se voie et t’inventerais un programme à l’allure d’un soir de gala, mais je suis femme et, quand on est femme, ces choses-là  ne se font pas.

Il faut dire que les temps ont changé. De nos jours, c’est chacun pour soi. Ces histoires d’amour démodées n’arrivent qu’au cinéma. On devient économe. C’est dommage, moi j’aurais bien aimé un peu plus d’humour et de tendresse. Si les hommes n’étaient pas si pressés de prendre maîtresse… Ah ! si j’étais un homme, je serais romantique…

Ce sont les paroles de Diane Tell qui accompagnent ce détail d’un tableau confectionné d’après un ouvrage de Robert Hubert pour ce défi des 53 billets pour 2015.