Je continue à écrire et manier le crayon

Je continue à écrire et manier le crayon. Je continue à écrire la suite de dissemblance pour vous et manier le crayon pour finir mon livre textile. Et l’écriture est toujours aussi belle à l’endroit qu’à l’envers… J’ai commencé la copie de cette histoire ici, puis là et et encore

Je continue à écrire et manier le crayon

… Personne ne nous écoutera. Pire, on nous assassinera pour avoir tenu de tels propos. N’as-tu pas compris qu’à chaque fois que nous avons failli faire la paix, ils se sont arrangés pour faire couler le sang et rallumer l’incendie.
Qui ?
De chaque côté du mur règnent les marchands de haine. Ceux qui nous opposent ; ceux qui veulent plus de richesses, de terre, d’eau et de moissons, à leur bénéfice ; ceux qui vivent sans partage ; ceux qui vendent les armes avec lesquelles on s’entre-tue. Ceux qui réinventent la parole de Dieu pour exercer leur suprématie ; ceux encore qui entretiennent l’ignorance par tous les moyens pour asseoir leur pouvoir ; ceux qui envoient des enfants se faire tuer au nom de ce même Dieu, au nom d’un monde meilleur ou d’un paradis. Comme si le meilleur pouvait naître des terres et des rivières rougies du sang des hommes. Leur parole couvre celle des gens de bonne volonté. Ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. Crois-moi Mehdi, personne ne nous écoutera, et si la mort ne vient pas d’en face, on nous tuera dans notre propre camp.
Alors au lieu de pierres, de fusils et de bombes, c’est de courage qu’il faut s’armer. Maintenant que nous savons la vérité, si nous les laissions faire, si nous renoncions, c’est nous qui serions coupables au jour du jugement dernier. Et si nous nous unissons, nous serons plus forts que ces marchands de haine.
Ils ne nous laisseront pas faire justement pour cela.
Clamer ensemble que puisque Dieu a inventé la différence, en son nom nous devons la respecter, la cultiver, la protéger et l’aimer. Voici ce qu’il faut prêcher. Cette pensée pourrait bouleverser le monde !
Maintenant c’est toi qui exagères, Mehdi !
Dis-moi quel vaccin pourrait sauver autant de vie que notre découverte. Nous aurons peut-être un prix Nobel. Ne reste pas là à rien faire, lève-toi bon sang !
Aaron ne bouge pas, l’air grave, il regarde la porte.
Il doit bien y avoir un moyen de sortir d’ici, reprend-il.
Elle n’a jamais été fermée à clé, il te suffisait d’essayer de l’ouvrir, murmure Mehdi.
Et tu ne m’as rien dit, salopard !
Je t’avais promis une révélation et aussi de t’aider à réfléchir. Je crois avoir tenu parole. Et puis, si je te l’avais avoué tout à l’heure, tu serais parti aussitôt et nous n’aurions pas tenu cette conversation.
Nous n’aurions pas fait connaissance et nous n’aurions eu aucune chance d’avoir ce prix Nobel, n’est-ce pas ? ricane Aaron.
Remercie-moi au lieu de te moquer. La porte est ouverte, tu peux partir maintenant.
Aaron se lève et marche vers la porte, il hésite puis plonge son regard dans celui de Mehdi.
Viens avec moi, seul je n’y arriverai pas. Pendant que je parlerai aux miens, tu devras faire la même chose avec les tiens. Debout Mehdi, allons-y !
… (à suivre, demain)

Je continue à écrire et manier le crayon

Je continue à écrire et manier le crayon. Je continue à écrire et ce sera bientôt la fin de dissemblance pour vous en continuant à manier le crayon pour finir mon livre textile. Et l’écriture, quelle qu’elle soit, sera toujours aussi belle à l’envers qu’à l’endroit…

Publicités

7 réflexions sur “Je continue à écrire et manier le crayon

  1. Pingback: Je viens de terminer le sixième morceau | patchcath

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s