Le voleur d’étoiles

Le voleur d’étoiles

Il était une fois un drôle de petit bonhomme très très petit. Il habitait dans un arbre, dans une toute petite maison construite de feuilles. Il cachait là un trésor, un formidable trésor d’étoiles, des étoiles qu’il avait lui-même volées au ciel.

Le voleur d'étoiles

Un jour, je l’ai vu rentrer chez lui au petit matin, traînant une grosse étoile derrière lui. Il marchait lentement parce qu’elle était très lourde, et il n’avait pas trop de ses deux mains pour la tenir. Un voleur d’étoiles, je n’en croyais pas mes yeux ! Mais comment s’y prenait-il?

Le voleur d'étoiles

Un soir j’ai suivi son escapade… Il était près de minuit quand il sortit de son logis, emportant sous son bras une immense échelle, sans même regarder aux alentours pour voir si on le remarquait. Il posa son échelle contre un rayon de lune et grimpa jusqu’au fond du noir. Grimpa si haut qu’il devint juste un petit point perdu dans le ciel.

Le voleur d'étoiles

Il semblait à la fête, une fête pour lui seul. Assis sur son barreau, il sortit un pinceau de sa poche. Un pinceau maigre aux poils inégaux, mais ce devait être un pinceau spécial, pour étoiles seulement, car il s’est mis à dessiner sur ce fond de soir toutes sortes de taches de couleurs. Puis, il a quitté son échelle pour gambader dans le ciel. Il riait, pétillait de gaminerie pour le bon tour qu’il jouait. Il saluait chaque étoile, se courbait cérémonieusement pour faire la révérence, et très vite, il redressait la tête, tirait la langue et faisait des pieds de nez, et recommençait ses cabrioles de plus belle.

Le voleur d'étoiles

C’était trop d’impertinence, et la lune qui en eut assez, fit trébucher notre valseur du bout de son croissant. Toutes les étoiles s’effaçaient pour se venger, et se moquaient de sa chute. Il allait s’écraser sur terre quand, par bonheur, une courroie de sa sandale s’accrocha à une vieille étoile endormie qui n’avait pas suivi la scène.

Le voleur d'étoiles

Tout de suite, il fouilla ses poches. Le pinceau était toujours là. Quelle chance! Tout à fait remis de sa dégringolade, il se frotta les yeux et regarda autour de lui. Il n’allait tout de même pas revenir bredouille. Il fallait absolument renflouer son trésor, car une fois accrochées aux murs de sa maison, ses étoiles perdaient leur éclat, clignotaient comme de vieilles ampoules et devenaient dures et froides. Après un certain temps, il ne se rappelait même plus de quelle couleur elles avaient été. C’était une chasse nocturne périlleuse, mais tellement grisante et amusante. Il y tenait tant à son trésor, et c’était la seule lumière de sa petite cabane.

Le voleur d'étoiles

Il aperçut, une étoile plus jeune et plus scintillante que les autres. Il brisa vite le fil de soie qui la retenait et l’installa sur son épaule, et avant de partir, il dessina une tache de blanc aux longs bras pointus pour la remplacer. Je vis alors qu’il ne la volait pas vraiment, il l’empruntait seulement. Il regagna ensuite son échelle et refit le grand salut du rêve à la vie.

Le voleur d'étoiles

Ce soir, de ta fenêtre, regarde le ciel, quand il commencera à faire nuit noire, du coté de la lune. Qui sait? Le petit bonhomme sera peut-être encore à la recherche d’une nouvelle étoile!
C’est ma participation dans la ronde des étoiles que propose Lylouanne pour ce mois de décembre.

Belle fin d’année.

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2014 en révision pour des Plumes

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé 2014 en révision pour des Plumes, le rapport annuel de ce blog. Çà ne cesse de monter.

C’est ma participation aux Plumes 39 chez Asphodèle avec les derniers mots proposés de l’année.

2014 en révision pour des Plumes

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 210 000 fois en 2014. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 9 ans pour que chacun puisse la voir.
Assoiffée de nature et prête à atteindre le ciel, j’allais atteindre l’horizon et le haut de l’échelle.
Sans fatigue, mais avec fièvre parfois, j’étais dans ma cabane, rideaux fermés à chercher les fournitures sur les étagères de mon Éden. Mes statistiques grimpaient, je le voyais avec ravissement. Vos commentaires m’aidaient à tenir le rythme. J’avais trouvé le bon créneau. Je ne devais pas m’épuiser ni tomber en panne, juste préparer et couver les œufs de mes futurs articles que la vague aussi haute qu’une montagne et remontant à la vitesse d’un cheval au galop déposerait sur le web pour qu’ils éclosent au bon moment, et transcendent tout.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Il fait froid

Il fait froid disent les uns, pas assez pour des autres. En tous cas, on se pose entre les fêtes, on prend un moment pour sortir les jeux de société, de bricolage ou pour tricoter un petit morceau pour ce petit Gaspard des montagnes… On compte les points et les mailles et on répond aux questions les plus saugrenues… on devient rouge de gagner ou de perdre… J’ouvre le livre et voici  que je conte l’Avisé Sans-Souci, parce que l’instant s’y prête… Je vous le livre dans sa version originale…

Il fait froid

Il y avait une fois un meunier à large panse qu’on avait surnommé l’Avisé Sans-Souci. Il avait en effet la mine toujours fleurie. C’était surtout à table qu’il faisait beau le voir, fourchette au poing, débarrassant prestement son assiette, sans cesser pour autant de plaisanter, rire et boire. Avisé, cependant ! Plus fin que la finesse ! fin à passer par le chas d’une aiguille, fin à mener le diable à la messe et aux vêpres.
Avec cela, il avait en son moulin un filleul allant sur la trentaine et qu’on nommait encore le Fantounet, autant dire le tout enfant. Vous connaissez le dicton : De par les pieds ou par les reins, on tient de la marraine ou l’on tient du parrain.
Or il se trouvait que l’Avisé avait pour filleul un innocent, non pas un simple, si vous voulez, mais un garçon qui semblait un drôle, un drelounet, tant il était léger de cervelle. « Les innocents ne sont pas les plus bêtes », disait pourtant l’Avisé Sans-Souci.
Une certaine année, le roi passa par le pays. Le hasard voulut qu’il vit ce moulin, tout riant, babillant, sous son feston de vigne, avec sa roue qui tournait dans un rejaillissement d’eau, et ses bouquets de saules et de grisards qui brillaient, bruissaient, frétillaient dans un chamaillis de mésanges. Il demanda qui en était le maître.

– Sire, on nomme ce meunier l’Avisé Sans-Souci.
– Comment ? fit le roi en fronçant le sourcil, l’Avisé Sans-Souci, que vous dites ?
Il devait être mal luné lors de son passage, le roi.
– Ce meunier-là passe pour avisé et il trouve le moyen de n’avoir pas de souci ? et bien qu’il s’avise : des soucis, je vais lui en fournir.
Là-dessus, notre sire le roi envoie avertir le compère qu’il ait à venir au château dans huit jours.
– Je lui pose trois questions : Combien pèse la lune ? Combien puis-je valoir, moi le roi ? Qu’est-ce que je pense ? Il m’apportera les réponses et si je n’en suis pas content, sur le champ, je le ferai pendre.
C’était parler, cela.

Ayant dit, le roi continue sa route. On court à l’Avisé Sans-Souci. Il se fait répéter les trois questions. Ma foi, s’il se sentit un peu gêné au nœud de la gorge, il ne le montra pas.
– On m’a nommé l’Avisé, dit-il, mais c’est péché à nous de nous croire plus fins que le bon Dieu nous a faits. Je ne veux être que Sans-Souci. De ces trois questions, ce n’est pas moi qui vais me mettre en peine.
De fait, huit jours durant il ne fit pas pire chère, ne mangea pas bouchée ni ne but rasade de moins.
Au matin du jour marqué, il appelle le Fantounet.
– Ecoute, tu sais ce que le roi demande. Va lui répondre à ma place. Réponds tout droit, en toute simplesse, toute finesse. Du reste, ton bon ange dans le chemin te soufflera.
Le Fantounet part, le nez en l’air, l’oreille au vent. Il se présente au château, dit qu’il est celui du moulin et qu’il vient pour répondre au roi.
On l’introduit.

– Alors, dit le roi, combien pèse la lune ?
– Sire le roi, elle pèse une livre.
– Une livre ? Pourquoi cela ?
– Parce qu’elle a quatre quartiers. Et quatre quarterons font la livre, tout juste.
– A la deuxième, dit le roi, c’est de moi qu’il s’agit : dis-moi ce que je vaux ?
– Et bien, je dis, vingt-neuf deniers, Sire le roi.
– Comment, monsieur le drôle ? Et pourquoi vingt-neuf ?
– Sire le roi, pourrait-on mettre à plus haut prix un homme, alors que Notre Seigneur s’est laissé vendre trente deniers ?
– Ha, c’est vrai, fit le roi, tu dis vrai. Mais maintenant, dis-moi ce que je pense ?
– Sire le roi, vous pensez que je suis l’Avisé Sans-Souci. Et bien, vous vous trompez : je suis Fantounet, son filleul.
– Oh, oh, fit le roi, ce serait un meurtre de laisser un tel homme mener l’âne du moulin, lui, qui est fait pour conduire le char de l’Etat. Mon ami Fantounet, tu seras mon ministre !

Cartes de voeux

Mes cartes de vœux sont prêtes. J’en ai d’ailleurs reçues de bien jolies et j’en retiens de belles idées pour les prochaines à confectionner. Je me lancerais bien dans le popup…

Cartes de voeux

C’est un joli collage de feuilles séchées que m’a envoyé Fatima, avec un gentil message écrit de sa main à l’intérieur et quelques graines restées dans l’enveloppe aussi joliment décorée.

 

Il est né le divin enfant

Il est né le divin enfant, jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le divin enfant, chantons tous son avènement

Il est né le divin enfant

Depuis plus de quatre mille ans, nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans, nous attendions cet heureux temps.

Ah ! Qu’il est beau, qu’il est charmant Ah ! que ses grâces sont parfaites
Ah ! Qu’il est beau, qu’il est charmant Qu’il est doux ce divin enfant

Une étable est son logement un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement pour un dieu quel abaissement

Partez, grands rois de l’Orient, Venez vous unir à nos fêtes
Partez, grands rois de l’Orient, Venez adorer cet enfant

Il veut nos cœurs, il les attend, Il est là pour faire leur conquête
Il veut nos cœurs, il les attend, Donnons-les lui donc promptement

Il est né le divin enfant

O Jésus ! O Roi tout-puissant, Tout petit enfant que vous êtes,
O Jésus ! O Roi tout-puissant, Régnez sur nous entièrement

Tourbillons de la fête, tourbillon de chaussons, ils sont sous le sapin remplis de cadeaux ou déballés reçus en cadeaux…

Patchwork – Douce nuit sainte nuit

L’assemblage des carrés continue pour un grand sapin en Patchwork – Douce nuit sainte nuit, dans les cieux, l’astre luit.
Le mystère annoncé s’accomplit, cet enfant sur la paille endormi, c’est l’amour infini

Patchwork - Douce nuit sainte nuit

Saint enfant, doux agneau, qu’il est grand, qu’il est beau.
Entendez résonner les pipeaux, des bergers conduisant leurs troupeaux vers son humble berceau

Patchwork - Douce nuit sainte nuit

C’est vers nous qu’il accourt, en un don sans retour, de ce monde ignorant de l’amour,
Où commence aujourd’hui son séjour, qu’il soit Roi pour toujours

Patchwork - Douce nuit sainte nuit

Quel accueil pour un Roi, point d’abri, point de toit
Dans sa crèche il grelotte de froid, O pécheur, sans attendre la croix, Jésus souffre pour toi

Paix à tous, Gloire au ciel, Gloire au sein maternel, qui pour nous, en ce jour de Noël, enfanta le Sauveur éternel, qu’attendait Israël.

Les carrés sont presque terminés, les lumières sont allumées, les dorures garnissent les murs et la table, les chaussons sont prêts à être déposés au pied du sapin, la bonne humeur est de mise, les sourires sont à nos lèvres et les chansons dans nos paroles…

Mon beau sapin

Mon beau sapin,  Roi des forêts que j’aime ta verdure.

Mon beau sapin
Quand par l’hiver bois et guérets sont dépouillés de leurs attraits
Mon beau sapin, Roi des forêts tu gardes ta parure.

Mon beau sapin

Toi que Noël planta chez nous au saint anniversaire
Joli sapin,comme ils sont doux et tes bonbons et tes joujoux
Toi que Noël planta chez nous par les mains de ma mère.

Mon beau sapin

 

Mon beau sapin, tes verts sommets et leur fidèle ombrage
De la foi qui ne ment jamais de la constance et de la paix
Mon beau sapin, tes verts sommets m’offrent la douce image.

Mon beau sapin

 

C’est un assemblage crazy de carrés en patchwork épinglés côté à côte en forme de sapin qui orne le mur cette année à la maison. J’ai pioché dans ma boite à chutes et accroché ces petites pièces chaque matin au fil de ma patience. Une plus belle finition sera à prévoir pour l’année prochaine.