Plumes 37

Pour ces  Plumes 37 chez Asphodèle ici, j’aurais voulu parler d’actualité pour dire combien on a l’impression d’être dans la nuit. Et puis… le chauve sans souris m’a fait sourire… alors c’est une histoire de chat qui émerge des mots proposés…

Le chat a posé ses fesses au bord du toit.

Sous la voûte étoilée, il rêve de la blanche. Le crâne chauve et le regard ténébreux, il se ressource ainsi jusqu’au matin.

Au prologue de cette fête en tête, il réajuste ses pattes avant et piétine au rythme de la chanson qu’il est le seul à entendre.

Sur le faîte du pavillon, dans le silence et la solitude, c’est chaque nuit un recommencement. Il se laisse emplir d’ivresse par le passeur obscur du soir. Son âme erre entre sommeil et insomnie. Son esprit a pris un vol qui le transfigure. Il est parti pour un voyage voluptueux dans une sarabande épuisante.

La blanche, c’est la poule du voisin à qui il ne reste plus que 3 ou 7 plumes.

C’est ma participation aux  Plumes 37 chez Asphodèle ici.

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32 réflexions sur “Plumes 37

  1. Un joli conte que La Fontaine aurait aimé écrire, Patchcath 😉
    J’aime la philosophie féline !
    Bonne semaine et bises de Lyon

  2. Précision utile que l’état civil et plumitif ! de la blanche, on aurait pu croire que; Ton conte est très visuel, une image à lui seul, on tous les détails sont bien présents à l’imagination. Joli !

  3. très bien, la description du chat et de ses rêves, et très juste le « il réajuste ses pattes avant et piétine au rythme de la chanson qu’il est le seul à entendre. »
    je le lui vois faire (nous on disait: il pétrit sa pâte ;-))

    • Exactement, et quand il est sur un tapis, il en profite pour tirer les fils, ni vu ni connu
      je reconnais que les vidéos de « Simon’s cat » le croquent bien dans ses pires moments

  4. Une histoire qui ferait un joli conte ! On l’imagine ce chat sur le toit ! Comme dit le Paresseux, les chats ont inspiré les Plumes aujourd’hui ! Bravo Patch ! (Moi aussi la « blanche » m’a fait craindre le pire, un chat cocaïnomane ??? 😀 )…

  5. J’en viens à plaindre cette pauvre blanche.
    Il y a longtemps, Sharon avait un coq, qui évoluait dans le jardin dans l’indifférence générale de toute la population féline. Un jour, Agathe, chat du voisin, voulut bondir sur lui, lui tourna autour… Elle ne récolta qu’indifférence et s’en fut, dépitée.

  6. Pingback: LES PLUMES 37, les textes de la Nuit ! | Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture

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