Trente ans, trente ans l’âge mûr

Trente ans, trente ans l’âge mûr

Trente ans, trente ans l'âge mûr

Tout commence, un sale matin,
Dans le miroir d’une salle de bains.
Ce n’est plus Boucle d’or,
Cette jeune femme has been qui dort encore…
Qu’est-ce que c’est que ces coups de canifs
Qui remontent du coin des yeux vers tes tifs ?
Je vais pas faire un mélodrame
Mais ce sont des rides, ma p’tit’ Dame!
Alors ell’s’détériore,
Le rose caoutchouc fort qui colle ton corps…
C’est ton âge. Faut pas que tu pleures.
Ma pauv’ fifille, trente ans, pas que du malheur.

Trente ans, trente ans l’âge mûr.
Où l’on s’aperçoit qu’on peut pas compter sur
L’élasticité du tissu, c’est sûr…
Bébé rose était content,
Tu grimpais sur le toboggan.
Maintenant que tu ris moins fort,
Tu vas dégouliner sans faire d’effort…
Arrêtez. Ca va trop vite.
Tu deviens bien sûr molle de partout.
Ça s’précipite.

T’as beau jogguer au bois d’Boulogne,
T’as beau lifting, ma mignonne.
Tu dormiras pas mieux.
Vas pas chez c’ui qu’a les yeux rouges, qu’a pas les pneus.
SOS, docteur, malheur,
N’te retends pas la peau, détends-toi le cœur.
T’es une belle fille de trente ans, pas que du malheur.

D’après A Souchon. C’est vrai qu’à 30 ans l’enfance s’est échappée, mais la fraicheur est encore là. J’ai pensé à toi. Et j’ai divagué un peu, beaucoup, passionnément… et même à la folie, ma chérie.

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