La ronde des coeurs

Pour la ronde des cœurs chez LylouAnne, j’ai fait une sélection de mes réalisations

crocheté pour un mug rug

ou juste imprimé sur mes tissus

et des cœurs de boutis. Utiliser le langage du cœur pour donner la parole aux sentiments directs, au ressenti de l’instant, à l’expression d’une émotion qui dit à elle seule plus que cent discours.

ou appliqué sur un panneau de bienvenue

et brodés à l’atelier. Utiliser ce langage, c’est une qualité de présence et d’écoute proposée sans contrepartie, centrée sur la personne.

pour un défi de Marie-Claire ID

ou pour une vie d’amour

et des cœurs de patch sur les assises de chaises,

en formes de visages aussi

sur des cartes pour mes courriers. Utiliser ce langage du cœur, c’est un mouvement vers une caresse ou un sourire, c’est aussi un silence tendu vers l’accueil, un élan qui s’accorde à un désir, une vitalité qui s’harmonise avec un rêve et prend le risque de s’exprimer.

et composé pour celle qui m’est chère

il y en a plein d’autres dans la maison,

des cœurs sculptés dans le bois des chaises et gravés dans les assiettes…

Je vous les montre, j’en ai offerts certains. A ceux qui passeront ici, je vous dédie ce billet avec toute ma tendresse. Il était temps, le mois se termine demain.

Entre poème et textile

Entre poème et textile c’est le jeu des yeux et des mains.

Entre poème et textile

L’œil lit, relit, et parfois des visions intérieures et colorées s’ébauchent.

Les mains cherchent les tissus que l’aiguille lie et relie..

Les doigts assemblent quand les autres brodent… Les fils tracent un dessin…

Entre poème et textile

L’œil revient au texte quand les mains sont en panne.

L’expérience est exigeante, plaisante et exaltant.

L’œil s’emplit de fils et de couleurs que les mains aiment suivre et poursuivre.

 

 

Je rentre de vacances

Je rentre de vacances. Ce n’était pas une semaine de solitude, nous étions partis en famille pour sept jours d’amour et de tendresse.

Nous avions l’impression d’être à l’étranger et cet éloignement fut bénéfique pour chacun. Aucune dispute dans l’air, ni de regard noir quand fut émise l’idée d’une séparation totale, sauf urgence, d’avec nos téléphones portables. Ça semblait égal et ne dérangeait apparemment personne. Tant mieux ! Une tendre mosaïque d’avis et de pensées où l’incompréhension n’était pas à combattre.

La différence d’âge entre le plus jeune et le plus vieux fut assurément une richesse complémentaire plutôt qu’un handicap pour faire régner l’entente et la solidarité dans la maison.

Il y en a qu’un qui nous fit un peu souffrir, c’est le soleil qui mit notre peau à l’épreuve de tolérance à ses rayons.

Je rentre de vacances

 

C’est ma participation aux Plumes 30 chez Asphodèle   avec les mots imposés.

Gauchement tu es entré dans ma vie

Gauchement tu es entré dans ma vie
Il s’y est formé un arc-en ciel autour de nous et
L‘horizon s’est éclairci,
La vie future sentait l’amour, nous riions
Et je te sentais heureux quand
Sous mes doigts tu frémissais.

C’est comme ça que je t’ai plu
Avec mon charme inné (tss tss je le sais).
Tendresse et affection
Habitaient mon cœur,
Et nous avons uni nos vies
Rêvant d’enfants merveilleux
Imaginant un monde heureux
Ne donnant à tous que le meilleur
Et faisant de cette union un vrai bonheur.

 

Acrostiche pour nous 2

Entre tes doigts comme on pèle des œufs

Entre tes doigts comme on pèle des œufs, l’herbe est rose sous tes pieds. Tu marches sur l’herbe comme une chinoise dans une rizière.

Entre tes doigts comme on pèle des œufs

Tu t’enfonces doucement dans la tiédeur de la terre noire.
Noire sous le ciel bleu parfois.
Parfois, quand fatiguée, tu t’interroges sur ton sort et qu’à tout prix tu veux échapper à la mort qui te guette.

Entre tes doigts comme on pèle des œufs

Qui te guette que tu dis, et tu fixes la ligne d’horizon qui s’écaille.
Qui s’écaille et tu rêves de la peler entre tes doigts comme on pèle des œufs.

de Jacques Herman

La brodeuse

La brodeuse

Sous la coiffe opaline s’évasent en douceur
Des fils de lumière aux reflets irisés.
Posée, sur l’acajou précieux d’une petite table,
Tendue à l’extrême dans des cerceaux de bois,
Une blanche batiste ceinturée de dentelle,
Dévoile pudiquement sa fantaisie de points.

La brodeuse
Délicatement brodées sur le cœur de la toile,
Deux initiales aux jambages élégants et racés
S’enlacent et s’élancent en arabesques fines
Retenue prisonnière dans un fil de l’ouvrage,
Une aiguille minuscule, à la langue effilée
Entame le serpentin d’un filet ajouré,
Ciselé sur la pureté du lin du délicat mouchoir.

La brodeuse
Sous la voûte neigeuse de ses cheveux soyeux,
La tendresse infinie de ses yeux occultée,
Je crois bien que ma grand-mère sommeille.

La brodeuse
Alors, sans mot dire, je m’approche et me risque,
À broder de mes lèvres sur la peau de sa main d’artiste,
Le tracé d’un baiser parfumé de mon amour pour elle.

de Marybé Dom

Lundi Noir

C’est le résumé que je fais du Lundi Noir de Dominique Dyens. Non, il n’est pas question que je parle ici des 28 octobre 1929 ou 19 octobre 1987… ni du 5 juin 1944 où les idées devaient pourtant être sombres dans les esprits de ceux qui se préparaient au D-Day , il y a déjà 70 ans…

Juste un livre que j’ai lu très vite sous mon cerisier par un après-midi ensoleillé.

Lundi Noir

Au crépuscule de sa vie, il a la sagesse d’attendre devant une grenadine. Il prend la vie avec philosophie et le temps de certaines réflexions. Quelques images défilent devant ses yeux. Sans doute qu’aujourd’hui, il serait même capable d’écouter la voix gracile du psalmiste moduler la paix et la sérénité.

Pour garder sa femme, il avait dilapidé toute sa richesse sans circonspection.

Avec vanité, elle avait refusé que l’âge tente de graver la vieillesse sur son corps et son visage. Faisant fi de sa vertu, elle s’était fait refaire la face pour se faire croquer les fesses à pleines dents, pendant que lui restait tourné vers sa lune et son ego.

C’est mon texte pour Les plumes 29 chez Asphodèle, car je crois que j’ai utilisé tous les mots imposés. Il n’y a pas beaucoup plus de choses à en dire. Je ne m’identifierai ni à l’un ni à l’autre de ces personnages. Des gens perdus dans leur mondanité qui ne savent pas qu’ils passent à côté de plaisirs simples. 

Demoiselle Coccinelle

Demoiselle Coccinelle
Bête à Bon Dieu

Elle m’a écrit ceci et j’en suis fière :
« J’ai pensé à toi au sujet de l’art postal
J’ai deux participants qui n’ont pas répondu aux dames
Cela m’embête un peu. »

Demoiselle Coccinelle
Coccinelle, demoiselle
Vole jusqu’aux cieux

« D’autant que cela concerne deux femmes, Aïcha et Fatima, qui ont des gros soucis de santé et auraient été heureuses d’avoir un petit mot. »

Demoiselle Coccinelle
Petit point rouge
Elle bouge

« J’en ai parlé à une amie qui participe, très fidèle comme toi et elle a proposé tout de suite de refaire une carte pour Aïcha. »

Demoiselle Coccinelle
Petit point blanc
Elle attend

« Est-ce que tu aurais envie d’envoyer quelque chose pour Fatima ? Une femme très ouverte et cultivée, qui sait un peu lire et s’exprime parfaitement en français. Je t’embrasse en te souhaitant une douce fin de semaine. »

Demoiselle Coccinelle
Petit point noir
Coccinelle, au revoir.

Pour un envoi vers Fatima du groupe actif langage papiers couleurs animé par Laure