Les plumes 27 chez Asphodèle

Ce sera mon texte pour Les plumes 27 chez Asphodèle, avec les mots imposés et avec beaucoup de retard, j’en conviens. Mais ici, chacun va au rythme qui lui convient, au risque même de n’être jamais lu. Personne ne voit si je lis ou je brode, personne ne voit, si je ris ou je pleure. Alors pour penser à autre chose, je rêve et je continue mon histoire inspirée de mes lectures passées.

…Un changement radical s’opère quand il entre chez lui. On pourrait parler de métamorphose. Sans perdre totalement son incrédulité, il a tout à coup des ailes de papillon en enlevant son manteau et se sent régénéré de l’intérieur. Il n’a plus cet aspect de larve rampante qu’il avait dans le hall. Il respire mieux et semble comme une chenille en pleine évolution, comme si le climat s’était adoucit brusquement.

Il sait qu’il se déguise en portant son caban pour aller travailler chaque jour, mais travesti ainsi, il se sent bien. De la même façon qu’il aime pratiquer la magie, il a besoin de cette transformation vestimentaire pour sortir.

Il s’est persuadé que sa mère l’avait formaté ainsi durant sa grossesse. Elle était en pleine adolescence et il ignore encore si elle le désirait vraiment. Ce qu’il sait par contre c’est que cette éclosion a donné naissance à un cafard. C’est le seul nom que ses parents lui donnaient. Il n’a jamais rien eu de majestueux certes, mais il a très vite compris que ce n’est pas un mot d’amour.

Cette pensée sur son passé fut éphémère et ne le rendit pas éperdu, ils n’étaient plus de ce monde. Et même s’il s’était roussi les ailes, il avait su reprendre son envol…

Les plumes 27 chez Asphodèle

J’écrirai demain la suite pour Des mots et une histoire 131 chez Olivia