Dis ! Quand reviendras-tu ? Dis ! au moins le sais-tu ?

Dis ! Quand reviendras-tu ? Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère…
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits…Voilà combien de temps que tu es repartie! J’avais cru, cette fois, que ton dernier voyage pour nos cœurs retrouvés, serait qu’ancien nuage. A Pâques, tu disais :  « Je serai de retour, au printemps ensemble, on parlera d’amour »

Dis ! Quand reviendras-tu ? Dis ! au moins le sais-tu ?
Dis ! Quand reviendras-tu ? Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère…
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

Le printemps va s’enfuir et tu n’es plus là. Bientôt les feuilles mortes et les feux de bois… Je t’attends toujours comme au dernier automne, souvent je m’alanguis, je rêve, je frissonne… Je tangue, je chavire, et comme la rengaine, je vais, je viens, je vire, je tourne, je me traîne…

Dis ! Quand reviendras-tu ? Dis ! au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère…
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus !

J’ai beau t’aimer d’amour, j’ai beau t’aimer toujours. J’ai beau t’aimer de mère, j’ai beau t’aimer tout court… Mais tu ne comprends pas qu’il te faut revenir ! Pap’ et moi, nous deux, parlons de souvenirs… Comment veux-tu, sans toi, qu’on voit le monde beau sous un soleil de plomb, pourtant, qui n’est pas assez chaud ?

J’ai arrangé les si belles paroles de Barbara à « ma sauce » en espérant qu’elle me lise et comprenne notre désespoir. Je n’en peux plus, j’ai envie de crier et mon cœur saigne.