Gui, symbole de prospérité et de longue vie

On s’embrassera sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie le soir du réveillon à l’aube de la nouvelle année. C’est une tradition en France et dans toute l’Europe du Nord.

Gui symbole prospérité longue vie

Il est vrai que c’est la saison où le gui abonde.
D’ailleurs du temps des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l’année celtique. Ils coupaient le gui en s’exclamant : « O Ghel an Heu » ce qui signifie littéralement « Que le blé germe ». Cette expression sera modernisée au Moyen Âge dans « Au gui l’an neuf ». Les druides considéraient cette plante comme sacrée en raison des vertus médicinales, ou même miraculeuses, qu’ils lui attribuaient. Le gui était un talisman qui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, guérissait les corps, neutralisait les poisons, assurait la fécondité des troupeaux, permettait même de voir les fantômes et de les faire parler. C’était le gui cueilli sur le chêne qui était recherché, parce que c’est chose rare. Le chêne était l’arbre du soleil qui symbolisait la force et la puissance. Le gui était l’arbuste de la lune.
On en cueillait dès le Moyen Âge pour l’offrir avec ce souhait « Au gui l’an neuf ». Cette formule fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans ». Au XIXème siècle on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », l’expression s’est modernisée au siècle dernier en « Bonne et heureuse année ».
Je me souviens, j’allais souhaiter une « Bonne Année et Bonne Santé » à mes grands-parents paternels, et ma Grand-mère souriait et répondait en me donnant un petit cadeau: « Bonne Année, Bonne Santé, la goutte au nez pour toute l’année », parce que dans ce paquet il y avait souvent un mouchoir brodé ou plié en forme de fleur.

Livre textile – La fable des six aveugles et de l’éléphant

Livre textile – La fable des six aveugles et de l’éléphant.

Il était une fois, six aveugles qui vivaient dans un petit village.
Un jour, les habitants dirent aux six aveugles qu’un prince étranger traversait le village à dos d’éléphant. Mais ils n’avaient aucune idée de ce qu’était un éléphant.
Ils décidèrent donc que, même s’ils ne pouvaient pas le voir, ils pouvaient le palper, le sentir. Ils s’empressèrent d’aller là où l’éléphant se trouvait et chacun le toucha.
Le premier explora le flanc. Il s’extasia : «Cet éléphant, cette merveille, est un mur, c’est évident»
Le deuxième palpa l’oreille et prétendit : «Oh, non, cet éléphant dont on parle tant, est un éventail»
Le troisième caresse la patte et déclara : «Vous vous trompez, cet éléphant est un arbre»
Le quatrième, auscultant la trompe, opta pour un serpent, tandis que le cinquième prit les défenses pour une lance et s’exclama «Vous dites tous n’importe quoi !»
Enfin, le dernier, qui s’était saisi de la queue, affirma haut et fort : «Mais c’est très simple. L’éléphant n’est rien d’autre qu’une corde»
Ils se mirent à discuter, chacun d’eux étant convaincu que son avis était le bon. Un tumulte s’ensuivit et les six aveugles commencèrent à se disputer, chacun refusant d’écouter la description des autres.
Chacun avait, en partie, raison. Mais ils avaient aussi tous tort.

C’est l’illustration de dernière page d’un livre textile sur le thème du cirque que j’avais fait à mes enfants.

29 décembre

C’était aussi un 29 décembre… c’était en 1914 que Gustave écrivait ce courrier…

29 décembre

Ma bien chère petite Alice
Nous sommes de nouveau en réserve pour quatre jours, au village des Brebis. Le service tel qu’il est organisé maintenant est moins fatigant. Quatre jours aux tranchées, quatre jours en réserve. Nos quatre jours de tranchées ont été pénibles à cause du froid et il a gelé dur, mais nos ennemis nous ont laissés tranquilles. Le jour de Noël, ils nous ont fait signe et nous ont fait savoir qu’ils voulaient nous parler.
Je résume la conversation que j’ai dû répéter peut-être deux cent fois depuis à tous les curieux. C’était le jour de Noël, jour de fête, et ils demandaient qu’on ne tire aucun coup de fusil pendant le jour et la nuit, eux-mêmes affirmant qu’ils ne tireraient pas un seul coup. Ils étaient fatigués de faire la guerre, disaient-ils, étaient mariés comme moi (ils avaient vu ma bague), n’en voulaient pas aux Français mais aux Anglais. Ils me passèrent un paquet de cigares, une boite de cigarettes bouts dorés, je leur glissai Le Petit Parisien en échange d’un journal allemand et je rentrai dans la tranchée française où je fus vite dévalisé de mon tabac.
Nos voisins d’en face tinrent mieux leur parole que nous. Pas un coup de fusil. On put travailler aux tranchées, aménager les abris comme si on avait été dans la prairie Sainte-Marie. Le lendemain, ils purent s’apercevoir que ce n’était plus Noël, l’artillerie leur envoya quelques obus bien sentis en plein dans leur tranchée.
Nous voilà aux Brebis maintenant. Faillaut a invité hier tous les chefs de section. Repas merveilleux qui a dû lui coûter cher. J’ai trouvé un lit chez une bonne vieille où je me repose comme une marmotte…
…Fais part de mes amitiés à tous. Mes meilleures caresses aux petites, et à toi mes plus affectueux baisers. Gustave

Gustave Berthier était un instituteur de la région de la région de Chalon-sur-Saône, tout comme sa femme à laquelle il était marié depuis 1911. Ils habitaient Sousse, en Tunisie. Mobilisé en août 1914, Gustave a été tué le 7 juin 1915 à Bully-les-Mines. Il avait vingt-huit ans.

Bière de Noël

Beaucoup disent que la tradition de la bière de Noël remonterait au XVIIe siècle.
Impossible de garder tout le stock, quand les brasseurs travaillaient au rythme des saisons,
Et à l’automne, pour accueillir les récoltes de l’été, ils
Rassemblaient les réserves d’orge et de houblon pour produire alors un brassin unique,
Et la légende raconte que les brasseurs offraient cette bière à leurs employés.

Dégustée sur le zinc, la bière de Noël était aussi l’étrenne des brasseurs
Et ainsi, se créent des brassins ayant des qualités spécifiques

Noire de couleur, allant de l’acajou au brun, aux
Odeurs riches et fruitées
Et une mousse dense, très moelleuse, avec un goût malté
Légèrement caramélisé aux saveurs d’épices.

Bière Noël

Je vais me remettre à mes ouvrages de Patchwork et savourer cette boisson avec des toasts de pain d’épice de foie gras et des huitres chaudes, rien que pour continuer à me faire plaisir et à ne pas déshabituer mon estomac et mon foie aux repas de fêtes.

Un livre en tissus et un singe en panique

Un livre en tissus et un singe en panique. Pour continuer dans la série du Challenge Animaux, voici Un singe en panique de Lionel Royer qui aurait du paraitre aux éditions Kirographaires. C’est ce jeune auteur qui aurait tout lieu d’être en panique, car l’éditeur n’existe plus…

Cet éditeur le présentait de la façon suivante:
Deux jours avant le décès de sa mère, un jeune héroïnomane lui fait croire que sa petite amie est enceinte alors que le couple se sépare et qu’il n’y aura jamais d’enfant. Ce dernier mensonge a deux buts : consoler une mère mourante qui n’a jamais eu de petit-enfant, et redorer l’image d’un fils errant dans une vie trop grande pour lui. Rien ne se passera comme prévu. Son entourage, ses repères, ses désirs deviennent de plus en plus flous. C’est à travers leurs images imperceptibles qu’il trouvera sa faillite et ses propres démons. Entre les mauvais coups du sort, les rêves qui reviennent et les faux espoirs, il tentera de retrouver une nouvelle vie, et surtout, un sens à lui donner. Avec trois cent mille héroïnomanes chroniques en France, Un Singe En Panique pourrait devenir le roman de référence en la matière. Sans démagogie, sans pathos ni bons sentiments le livre est un constat amer mais clairvoyant de ce que ce nouveau fléau est capable d’offrir et surtout de reprendre. Un parcours chaotique, émouvant, didactique écrit dans un style limpide et rythmé.

A propos de l’auteur:
Lionel Royer a 33 ans et vit en Franche-Comté. Juriste de formation, il écrit dans un journal local. Après avoir remporté plusieurs prix littéraires (Premier Prix du Festival du Livre de Belfort en 2009 et 2011 ; Prix national de Poésie du ministère de la Culture en 1997), il écrit en 2011 son premier roman. Créatif et passionné, il est également musicien-auteur-compositeur et auteur d’une pièce de théâtre sur la télé-réalité.

Mon avis:
Ce roman écrit dans un style original a du être rédigé avec une plume noire. C’est « l’hiver » tout au long du livre. Une atmosphère sombre, où l’on envie pas du tout la situation dans laquelle se trouve le personnage. Je vous conseille de le lire sous un rayon de soleil, mais il a le mérite d’aborder ce thème tragique et ravageur.

J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de l’auteur (joli garçon, dans un tout autre style que son livre, ça m’a rassurée) et de lire sa pièce de théâtre l’an dernier, j’espère qu’il trouvera vite un éditeur et que vous pourrez lire ce livre.

C’est Sharon qui propose ce Challenge Animaux jusqu’au 31 décembre 2014 !!
L’objectif  : lire des livres dont le titre comporte un nom d’animal ou dans lequel l’animal tient une place importante. Les animaux imaginaires sont acceptés.
Tous les livres sont acceptés, du roman aux albums en passant par la BD et le théâtre.
Voici les catégories : Garfied : 2 livres à lire  Chat du Cheshire : 4 livres à lire  Bagheera : 8 livres à lire  Roi Lion : 12 livres à lire  Saphira : 20 livres ou plus.                 Pour vous y inscrire c’est ICI.

Juste parce que ça se termine bien

C’est ma participation aux plumes 18 d’Asphodèle.  Juste parce que ça se termine bien et que les cadeaux étaient prêts à temps, voici la suite de la Reine des Neiges.

La petite fille, partie à la recherche de son petit camarade, avait marché longtemps. Elle s’assit sur une pierre quand une corneille s’approcha d’elle. Comme la fillette parlait facilement avec les animaux, elle lui raconta son histoire. L’oiseau lui dit qu’il y avait un nouveau prince au château et que c’était peut-être son ami, il saurait comment la faire entrer, même sans chaussures à ses pieds. La petite qui avait très faim, n’hésita pas une seconde. Les prince et princesse furent des hôtes charmants pour l’enfant, mais son petit compagnon de jeux n’était pas devenu ce prince. Elle dut reprendre sa route, cette fois-ci, avec de belles bottines aux pieds et un joli manchon pour protéger ses mains du froid qu’elle avait reçu en cadeaux. Un vrai présent princier. La corneille l’accompagna un bon bout de chemin car les adieux étaient difficiles puis elle la salua enfin et lui recommanda d’être très prudente dans la forêt.

Juste parce que ça se termine bien

Comment être prudente quand on ne connaît pas la forêt? La petite marcha seule confiante pendant longtemps. Puis dans une clairière elle se trouva nez à nez avec un groupe de brigands. Ils cherchaient de l’or et pensaient qu’elle en possédait. Puis la trouvant grassouillette et mignonne voulurent la manger. Sa poitrine battait un rythme syncopé subitement et le rouge qui lui montait aux joues la brûla comme des braises. C’était l’enfer tout à coup, elle aurait voulu ne jamais être venue. Heureusement la fille de la doyenne des brigands voulut la garder en vie pour partager ses jeux avec les animaux des bois. A la chaleur des flammes, la fillette lui raconta tout ce qui lui était arrivé et combien elle aimait son camarade perdu. Elle resta longtemps, et c’est comme ça qu’un jour, le renne préféré de la fille des brigands lui dit avoir vu passer l’attelage de la reine des neiges dans le ciel et qu’il pourrait les y emmener. La fillette des brigands voulut bien les laisser partir.

Juste parce que ça se termine bien

Le chemin était long sous le soleil pâle de ce pays froid, mais le paysage était fascinant. Le renne s’arrêta enfin pour se reposer au coin de l’âtre chez une Lapone et une Finnoise, deux femmes un peu sorcières qui allaient leur donner des potions réconfortantes et sauraient leur indiquer le trajet le plus facile.

Juste parce que ça se termine bien

Ils arrivèrent enfin aux pieds d’un château froid, fait de neige et de glace. Il y avait plus de cent salles, toutes éclairées de magnifiques aurores boréales, elles étaient grandes et vides, glacialement froides et étincelantes. Aucune gaieté ici, pas le plus petit bal d’ours, les salons de la Reine des Neiges étaient vides, grands et glacés. Les aurores boréales luisaient d’une clarté intense. Au milieu de ces salles neigeuses, vides et sans fin, il y avait un lac gelé, où la lumière semblait se purifier, c’était une véritable merveille. Au centre trônait le grand siège de la Reine des Neiges qui était vide aujourd’hui. Elle n’était pas là. Seul, le petit camarade était là, assis sur la glace et tout bleu de froid. Il alignait des morceaux de glace et semblait très absorbé dans ce travail.

Juste parce que ça se termine bien

Il ne vit pas la fillette arriver derrière lui, qui se jeta sur lui pour l’étreindre avec passion. Heureuse de l’avoir retrouvé, elle se mit à pleurer des larmes chaudes qui firent fondre le bloc de glace, entraînant l’éclat de miroir qui se trouvait là. Le garçon éclata en sanglots et pleura si fort que la poussière de glace, pas plus grosse qu’un grain de sable, coula hors de son œil. Il reconnut son amie et cria de joie. Il eut froid tout à coup, et les deux enfants se prirent par la main pour sortir du château. Ils parlaient de grand-mère et des rosiers sur le toit. Le renne les attendaient au pied de la grande bâtisse, et ils reprirent tous trois le chemin du retour qui se fit en douceur et sans secousse. Ils passèrent chez la Lapone et la Finnoise pour prendre à nouveau du repos et des forces, revinrent dans la forêt juste pour revoir les brigands, et se rendirent chez le prince et la princesse pour leur dire leur joie. Le trajet du retour leur parut beaucoup plus court, et les cloches de tous les clochers se mirent à sonner dès leur entrée en ville. La grand-mère les attendait. Elle les trouva grandis et écouta attentivement et avec bonheur leur beau voyage.

Juste parce que ça se termine bien

Voici le résumé des derniers chapitres de la reine des neiges d’Andersen. C’est ce que la mère a raconté comme histoires dans l’Atelier durant ce mois de décembre pendant que nos petites mains œuvraient avec bonheur. C’est aussi mon texte pour les plumes 18 d’Asphodèle.

lecture de BD

Autant apporter un peu de lecture de BD, pour détendre et rendre la journée agréable et récréative. Parce que cette journée de bricolage allait être fastidieuse, comme une journée de pêche peut être longue.

lecture BD

Tiens, parlons-en de la pêche aujourd’hui, pas question de sortir de l’univers du poisson.

BD lecture

C’était l’occasion de découvrir Dans la tanière du brochet, le premier album BD de Foissy, dont les héros ne sont autres que des poissons de rivière. Après toutes ces années à publier les aventures de la vandoise, Jean Pierre FOISSY a décidé d’éditer un album. On y retrouve la célèbre vandoise, reporter aquatique dans de nouvelle aventures. Le premier tome des « Aventures de la Vandoise » vient de paraître. Il regroupe 28 épisodes dont certains ont été actualisés et agrémentés de dessins inédits.

Bon dimanche
et
C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour que décembre soit un mois de partage de toutes sortes, aujourd’hui elles proposaient BD.

21 Dans son manteau rouge et blanc sur un traîneau porté par le vent

Dans son manteau rouge et blanc
Sur un traîneau porté par le vent
Il descendra par la cheminée
Petit garçon, il est l’heure d’aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends-tu les clochettes tintinnabuler

manteau rouge blanc traineau vent

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon il est l’heure d’aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends tu les clochettes tintinnabuler

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon il est l’heure d’aller se coucher

Tes yeux se voilent
Écoute les étoiles
Tout est calme, reposé
Entends tu les clochettes tintinnabuler

Et demain matin, petit garçon
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon il est l’heure d’aller se coucher

Paroles de Petit Garçon de Graeme Allwright qui me trottent dans la tête ces temps-ci… peut-être parce que je vais revoir les filles pour les fêtes…

Partage d’une ou deux recettes

Partage d’une ou deux recettes pour Noël

Partage recettes

Ce sera « escargots emballés » pour une entrée chaude:
Il nous faut des escargots déjà cuits (en conserve par exemple, c’est très bien), du beurre aillé persillé préparé et des feuilles de brick.
Pour chaque part, étalez 1 feuille de brick, déposez 3 escargots au centre espacés chacun de 3 ou 4 cm, recouvrez chaque escargot d’une pointe de couteau de beurre préparé et fermez la feuille suivant votre inspiration (papillote, aumônière…).
Placez vos parts sur la plaque du four chaud et laissez juste dorer.
Déposez chaque paquets au centre de l’assiette décorée de 2 ou 3 feuilles de salade et d’une rondelle de betterave cuite formant un décor de Noël.

Je vous suggère d’aller voir les secrets d’ Émilie et Léa, là (clic) parce que, chez elles, la cuisine ça se regarde aussi.

Et, puisque c’est un partage de recettes aujourd’hui, c’est du plastique fou ou plastique dingue que j’ai utilisé pour réaliser ces « étiquettes » sur mon calendrier de l’Avent. Une activité agréable et un grand moment de patience à partager avec les plus jeunes et à faire découvrir aux anciens. La cuisson stresse un peu même si tout est expliqué sur l’emballage et le résultat est magique.

C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour que décembre soit un mois de partage de toutes sortes.

Sapin brodé pour un conte

Sapin brodé pour un conte

Il y a très longtemps… L’hiver était presque là, et il faisait très froid. Dans la forêt gelée, un petit oiseau était tout seul, triste. Il avait une aile brisée et sa famille l’avait abandonné pour s’envoler vers des pays sans hiver. Il voletait péniblement, d’un arbre à l’autre. Le vent soufflait très fort et une pluie glaçante se mit à tomber. L’oiseau se réfugia dans les feuilles d’un énorme chêne. Hélas! « Va-t-en, vilain, je t’interdis de venir manger mes glands » Les uns après les autres, tous les arbres le chassèrent.

Sapin conte brodé

Complètement découragé, il se posa sur le sol, il allait sans doute mourir. Il entrouvrit les yeux dans un dernier effort, un sapin lui faisait signe: « Viens, je ne suis pas méchant, viens, n’aie pas peur. Installe-toi chez moi au chaud, mange mes graines tant que tu voudras. » Puis la neige tomba, le vent se leva, souffla de plus en plus fort. Tous les arbres perdirent leurs feuilles, tous, sauf le sapin qui avait accueilli le petit oiseau blessé qui vivait toujours chez lui. C’est depuis ce temps-là que le sapin est le seul à garder sa verdure tout l’hiver, mon beau sapin, roi des forêts!

Sapin brodé conte

D’après Miss Sarah Cone Bryant et c’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour que nous passions un mois de décembre agréable dans nos livres et nos histoires.

18 Le jardin de la magicienne

Le jardin de la magicienne sera la suite de l’histoire, pendant que je reçois et continue à assembler des ouvrages.

jardin magicienne

Le garçon avait disparu de la rue. La petite fille avait pleuré beaucoup et longtemps. On disait qu’il était tombé dans la rivière. Les gens disaient qu’il était mort et disparu, mais la petite n’y croyait pas. Les jours de cet hiver-là furent longs et sombres. La petite avait soigné ses roses et parlait de son ami à la nature entière. Le printemps vint et le soleil aussi.

– Je vais mettre mes nouvelles bottes rouges, dit-elle un matin, et je vais aller interroger la rivière.
Il était de bonne heure, elle embrassa sa grand-mère qui dormait encore, chaussa ses bottes et sortit toute seule par la porte de la ville, vers le fleuve.

– Est-il vrai que tu m’as pris mon petit camarade de jeu ? Je te ferai cadeau de mes bottes rouges si tu me le rends.
Elle vit les vagues lui faire signe, alors elle enleva ses bottes auxquelles elle tenait, et les jeta dans l’eau. Elles tombèrent tout près du bord et revinrent vers la fillette. Elle grimpa alors dans une barque qui était là entre les roseaux, elle alla jusqu’au bout du bateau pour les jeter loin dans l’eau. Mais l’embarcation qui n’était pas attachée s’éloigna de la rive et fila.
La fillette confiante pensa que la rivière l’emportait près de son camarade. Elle admira longtemps la beauté du paysage.

C’est ainsi que la barque s’arrêta le long d’un verger de cerisiers, où se trouvait une petite maison avec de drôles de fenêtres et couverte d’un toit de chaume. La fillette appela. Elle ne pouvait descendre à terre sans tomber à l’eau. Elle criait fort, et une très vieille dame sortit de la maison, elle s’appuyait sur un bâton à crochet et portait un grand chapeau pour se protéger du soleil orné de ravissantes fleurs.

– Pauvre petite, dit la vieille, comment es-tu venue? Pourquoi es-tu là?
La vieille femme entra dans l’eau, accrocha le bateau avec le crochet de son bâton, le tira vers la rive et la petite fille put descendre.
La petite était contente de toucher le sol sec mais un peu effrayée par cette inconnue.

– Viens me raconter qui tu es et comment tu es ici, lui dit l’ancienne.
La petite lui expliqua tout et lui demanda ensuite si elle n’avait pas vu son ami. La femme lui répondit qu’il n’était pas encore passé, mais qu’il allait sans doute venir. Il ne fallait pas qu’elle s’en attriste et elle lui offrit de goûter ses confitures de cerises, admirer ses fleurs très particulières qui chacune racontait une histoire.
Main dans la main, elles entrèrent dans la maison.
Les fenêtres aux vitres rouges, bleues et jaunes laissaient passer une lumière du jour aux teintes étranges. La table était couverte de délicieux mets à la cerise. La fillette en mangea et comme la vieille était magicienne, elle lui fit oublier peu à peu son petit camarade. Cette femme n’était pas une méchante sorcière, mais pour son plaisir personnel elle avait très envie de garder la petite fille auprès d’elle.
Puis elles sortirent dans le jardin. La fillette fut émerveillée de voir toutes ces fleurs. Et quels parfums!  Toutes les fleurs des quatre saisons étaient là dans leur plus belle floraison.
Elle ne vit pas la sorcière tendre sa canne à crochet vers tous les rosiers et, bien que chargés de ravissantes fleurs, ils disparurent sous la terre. La vieille femme avait peur que la petite voit les roses, se souvienne de son ami et veuille la quitter.
Le jardin était immense et la fillette resta là longtemps à parler aux fleurs. Elle les connaissait toutes par leur nom, il y en avait tant et tant… il lui semblait cependant qu’il en manquait une…

Un jour elle remarqua la rose sur le chapeau de la sorcière qui avait oublié de la faire disparaître… et la fillette pensa soudain au petit garçon disparu, et pleura. Ses larmes chaudes mouillèrent le sol et firent pousser les roses disparues.
– Oh je me suis attardée, dit la petite fille. Et je devais chercher mon ami! Savez-vous où il est? demanda-t-elle aux roses. Croyez-vous vraiment qu’il soit mort?
– Non, il n’est pas mort, répondirent-elles, nous avons été sous la terre, tous les morts y sont et lui n’y était pas !
Elle se tourna vers les autres fleurs et leur demanda où était son ami.
Mais chaque fleur rêvait sa propre histoire et ne parlait pas du garçon.
Le lis rouge parlait d’un long sari rouge de la femme hindoue, des flammes, de l’incendie sur le bûcher et les cendres de son cœur.
– Je n’y comprends rien du tout, dit la petite.
– C’est là mon histoire, dit le lis rouge.
Le liseron parlait d’une jeune fille dans une robe de soie, aussi fraîche que la rose et aussi légère que la fleur du pommier
– Parles-tu de mon ami? demanda la petite.
– Je ne parle que de ma propre histoire, de mon rêve, répondit le liseron.
Le perce-neige parlait des filles en robes blanches assises pour se balancer et des garçons tenant des coupes et faisant des bulles de savon
La fillette sut qu’il ne parlait pas de son ami. Elle se tourna vers la jacinthe qui parlait de trois sœurs délicieuses, transparentes et délicates. L’air embaumait d’un parfum exquis.
La petite, étourdie du parfum entêtant, entendait les clochettes des jacinthes sonner.
– Sonnez-vous le glas pour mon ami? demanda la fillette Est-il mort?
Les jacinthes répondirent qu’elles ne connaissaient pas le petit garçon, et qu’elles ne sonnaient que pour elles seules.
La petite regarda alors le bouton d’or qui brillait parmi les feuilles vertes.
– Tu es un vrai petit soleil! lui dit-elle. Dis-moi si tu sais où je trouverai mon camarade de jeu?
Le bouton d’or brillait tant qu’il pouvait et regardait aussi la petite fille. Dans la seule histoire qu’il savait, on n’y parlait pas du garçon, mais du soleil qui brillait au premier jour du printemps et chauffait la terre au bas d’un mur où poussaient des fleurs d’un jaune d’or lumineux que les grand-mères offraient aux enfants qui aimaient leur cuisine au beurre.

La fillette pensa soudain à sa Grand-mère qui devait s’inquiéter de ne plus la voir. Elle courut au bout du jardin. La porte était fermée, mais la charnière rouillée qu’elle remua céda et la porte s’ouvrit. Elle vit alors que l’été était passé, l’automne était très avancé. Le soleil était là et toutes les fleurs de toutes les saisons aussi.

Elle partit et s’arrêta quand elle sentit ses pieds endoloris et fatigués. Autour d’elle tout était froid et hostile, les longues feuilles du saule étaient toutes jaunes et le brouillard s’égouttait d’elles, une feuille après l’autre tombait à terre.
Oh ! que tout était gris et lourd dans le vaste monde!

magicienne jardin

C’est aussi ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour partager un film aujourd’hui.

Un garçon et une fille

Un garçon et une fille pour la suite du miroir magique et c’est ainsi que seront des mots une histoire 121 pour Olivia.

… Il y avait sur terre, dans une très grande ville, trop de maisons pour que tout le monde puisse posséder un jardin. Pourtant deux enfants, dont les familles étaient voisines et vivaient au dernier étage d’un immeuble sous les toits, disposaient d’un tout petit jardin. Leurs parents avaient déposé en limite de toiture une grosse caisse pleine de fleurs qui fleurissaient toute l’année. Ces deux petits voisins étaient comme frère et sœur et partageaient leurs jeux et leurs lectures avec beaucoup de plaisir et de joie. Une grand-Mère vivait là aussi. Elle avait le don de stimuler leur imagination et de faire travailler leur mémoire sensorielle en leur faisant mémoriser l’information la plus insignifiante.

Cet hiver-ci, les hellébores étaient plus brillantes que la neige gelée qui recouvrait les toits. Les enfants s’étaient placés devant la fenêtre tout près de Grand-Mère qui lisait une histoire, quand brusquement le garçon s’écria :
– Aïe, quelque chose m’a piqué au cœur et une poussière m’est entrée dans l’œil. La petite fille le prit par le cou, il cligna des yeux, non, on ne voyait rien.
– Je crois que c’est parti, dit-il.

Mais ça ne l’était pas du tout ! C’était un éclat du miroir démoniaque qui était tombé dans son œil. Le pauvre garçon avait aussi reçu un éclat juste dans le cœur qui serait bientôt froid comme un glaçon. Il ne sentait plus aucune douleur.

Soudain il ne voulut plus rien écouter. Il ouvrit la fenêtre et arracha les roses de Noël.
– Que fais-tu ? cria la petite, troublée par ce comportement.
Lorsqu’il vit son effroi, il arracha la dernière fleur et décida d’aller jouer dans la rue, laissant là la charmante petite et la vieille dame.
Il mit son manteau et prit sa luge sur le dos, en imitant méchamment la voix de l’aïeule.
Une fois dans la rue, il commença à parler et à marcher comme tous les gens de sa rue pour se moquer d’eux.

Sur la place, il y régnait une ardeur bouillonnante. Il bouscula brutalement des enfants qui se lançaient des boules de neige, certains étaient de vrais jongleurs. Les garçons les plus hardis attachaient leurs traîneaux les uns aux autres et partaient en embardées et dérapages. De vrais équilibristes! C’était très amusant, cette excitation lui plaisait et cette acrobatie lui faisait envie. Il s’assit à califourchon sur son traîneau, prêt à suivre le prochain qui passerait. Au milieu du jeu ce jour-là arriva un grand traîneau tout blanc dans lequel était assise une personne enveloppée d’un manteau de fourrure blanche et coiffée d’un bonnet immaculé. Ce traîneau fit deux fois le tour de la place et le garçon, bousculant tout le monde, accrocha rapidement son petit traîneau à l’anneau doré qui pendait à l’arrière lui servant d’attache.
Dans la rue suivante, ils allaient de plus en plus vite. La personne qui conduisait tournait la tête, lui faisait un signe amical comme si elle le connaissait. Chaque fois qu’il voulait détacher son petit traîneau, cette personne faisait un signe et il ne bougeait plus. Ils furent bientôt en dehors de la ville.

La neige se mit à tomber si fort que le petit garçon ne voyait plus rien devant lui, dans cette course folle, il saisit la corde qui l’attachait au grand traîneau pour se dégager, mais rien n’y fit. Son petit traîneau était solidement fixé et menait un train d’enfer derrière le grand. Les flocons de neige devenaient de plus en plus grands, aussi larges que de véritables maisons blanches. Et puis, il lui sembla que leurs traîneaux étaient emportés dans les airs, prenant la direction d’Orion, constellation du trapèze. Il faisait nuit maintenant et il avait sommeil.

Au-dessous d’eux le vent glacé sifflait, les loups hurlaient, la neige étincelait, les corbeaux croassaient, et tout en haut brillait la lune, très grande et très claire…

garçon fille

Voici un résumé du deuxième chapitre de la reine des neiges d’Andersen. C’est ce que j’ai raconté à l’Atelier inspirée par Laure Gasme et c’est ma participation à Des mots une histoire 121 chez Olivia. Les mots imposés y sont tous dans l’ordre d’arrivée ou à peu près.

Courrier particulier

Il est temps d’envoyer nos vœux de fin d’année… Ça me fait penser à ce courrier particulier qui a été envoyé il y a bientôt cent ans.

Courrier

« Tranchées-Palace, le 14 décembre 1914
Chers parents,
Il se passe des faits à la guerre que vous ne croiriez pas ; moi-même, je ne l’aurais pas cru si je ne l’avais pas vu ; la guerre semble autre chose, eh bien, elle est sabotée. Avant-hier (et cela a duré deux jours dans les tranchées que le 90ème occupe en ce moment) Français et Allemands se sont serré la main ; incroyable, je vous le dis ! Pas moi j’en aurais eu du regret.
Voilà comment est arrivé : le 12 au matin, les Boches arborent un drapeau blanc et gueulent : « Kamarades, Kamarades, rendez-vous. »
Ils nous demandent de nous rendre « pour la frime ». Nous, de notre côté, on leur en dit autant ; personne n’accepte. Ils sortent alors de leurs tranchées, sans armes, rien du tout, officier en tête ; nous en faisons autant et cela a été une visite d’une tranchée à l’autre, échange de cigares, cigarettes, et à cent mètres d’autres se tiraient dessus ; je vous assure, si nous ne sommes pas propres, eux sont rudement sales, dégoûtants ils sont, et je crois qu’ils en ont marre eux aussi.
Mais depuis, cela a changé : on ne communique plus ; je vous relate ce petit fait, mais n’en dîtes rien à personne, nous ne devons pas en parler à d’autres soldats.
Je vous embrasse bien fort tous les trois.

Votre fils, Gervais »
C’est une lettre que les parents de Gervais ont reçu aux environs de Noël. C’était un jeune homme calme, tendre et gai quand il partit sur le front. Il mourra à vingt et un an, tué pour la France en mai 1915.

C’est aussi ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie à partager des courriers sympathiques et inattendus.

Noël d’un chat et d’un chien

Voici la fin de l’histoire en ce 15 Noël d’un chat et d’un chien

Noël chat chien

…Sans réponse, le chat questionna à nouveau le chien.
– Eh bien, je voudrais…je voudrais une petite fille! lui dit le chien
Le chat fut tellement surpris qu’il tomba de la branche sur laquelle il se reposait.
– Une petite fille! Et qu’est-ce que tu ferais d’une petite fille ?
– Je la promènerais, a dit le chien. Je lui lécherais les mains. Et peut-être qu’elle nous caresserait?
– Pour la loger, comment ferais-tu? dit le chat
– Je lui cueillerais des fleurs pour lui faire un joli tapis bien douillet, répondit le chien
– Et pour la nourrir, comment ferais-tu ? dit le chat, pas très convaincu pour le tapis de fleurs
– Tu lui attraperais des oiseaux, dit le chien.
– Des oiseaux! s’est écrié le chat, les petites filles ne mangent pas d’oiseaux crus avec leurs plumes. Elle ne s’habituerait pas. Je suis désolé de te le dire, mais ton idée est saugrenue.
On pouvait faire confiance à ce que pensait le chat. Il connaissait bien les choses du monde et de la vie. Le chien n’a pas insisté. Il s’est couché et a fermé les yeux pour essayer d’oublier.
Le soir de ce 15 décembre, il est allé aboyer à la lune:
-Lune, tu peux dire au Père Noël de ne pas se déranger pour moi. Puisque je ne peux pas avoir une petite fille, je n’ai vraiment envie de rien.
Puis il est retourné dans la grotte endormir sa tristesse.
Et un beau jour, ce fut la veille de Noël. Il n’y avait pas de neige, cette année-là. Il faisait très beau, très doux. Si on avait bien écouté, on aurait entendu, dans la terre, les violettes en train de se réveiller. Le chien et le chat ont décidé d’aller faire une promenade. Ils ont marché longtemps, jusqu’à une partie de la forêt qu’ils ne connaissaient pas encore. Et tout à coup, au détour d’un sentier, la surprise les cloua sur place.
– Vois-tu la même chose que moi ? a demandé le chat.
– Je vois une petite fille ! a murmuré le chien. Elle est juste comme je la voulais
– Il y a aussi une grand-mère a ajouté le chat. Tu sais, les grands-mères sont gentilles. Elles offrent souvent du chocolat.
Au même instant, la petite fille s’est écrié:
– Oh! grand -mère, regarde, un chat et un chien!
Elles avaient cueilli du houx, et la grand- mère expliqua qu’elle avait assez de feuillage, que ce n’était pas la peine d’aller plus loin et que les bêtes sauvages restent libres de faire ce qu’elles veulent. Libres de les suivre ou pas.
Le chien a remué la queue, le chat a essayé d’en faire autant et comme la grand-mère et la petite fille s’en retournaient, ils les ont suivies. De temps en temps, la petite fille regardait en arrière et disait d’un air ravi:  » Ils nous suivent »
Ils sont arrivés dans une clairière où se dressait une jolie maison. Un grand-père travaillait dans le jardin. La petite-fille a crié:
– Grand-père, nous avons ramené un chien et un chat. C’est sûrement le Père Noël qui nous les envoie. Il ne pouvait tout de même pas les mettre dans une boîte!
La grand-mère est entrée dans la maison et elle en est ressortie avec deux bols de lait, un pour le chien, un pour le chat. Depuis qu’ils étaient dans la forêt, ils avaient oublié le goût du lait. Ils n’en finissaient pas de se lécher les babines. Le grand-père a dit:
– Bonnes bêtes, si vous avez une maison et des maîtres qui vous attendent, il faut repartir, maintenant. Mais si vous n’en avez pas, venez avec nous et nous vous garderons.
Le chien et le chat n’ont pas attendu qu’il répète l’invitation et sont entrés. Ils croyaient rêver. On leur a cherché un tapis. La petite fille les caressait. On les regardait à tout instant. Le grand-père disait:
– Je suis content. Il nous fallait absolument un chien, pour remplacer l’ancien parti au pays de l’avant et de l’après.
– Et un chat! disait la grand-mère, nous en avions grand besoin. Les souris font trop de dégats dans nos réserves. La petite fille répétait pour la dixième fois que ça lui était bien égal si le Père Noël n’apportait pas de trottinette, cette nuit. Qu’elle était bien assez gâtée avec un chien et un chat.
De bonnes odeurs sortaient de la cuisine. Au dîner, ils se régalèrent de choses délicieuses. Et ils eurent le droit de coucher dans la chambre de la petite fille.
Quand elle fut endormie, le chat avoua tout doucement au chien:
– Tout de même, on peut dire que le père Noël fait bien les choses. Il t’a apportée, ta petite fille et s’est arrangé pour que nous n’ayons pas le souci de la loger et de la nourrir.
– Oui, dit le chien d’une voix pleine d’extase. Il nous a choisi ce qu’il y a de mieux comme petite fille et comme grands-parents aussi.
Le chat sourit rapidement à son ami, ses yeux commençaient à se fermer.
Cette nuit-là, au-dessus de la maison, le ciel était plein d’étoiles. Et dans la maison, il y avait un grand-père, une grand-mère, une petite fille, un chien et un chat dont le cœur aussi, était plein d’étoiles.

D’après un conte de L Lamiable. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la quiétude et illuminé par nos histoires et lectures.

Fils…  je n’en manquais pas dans mes boites… mes filles m’en ont apportés…

14 Le Noël d’un chien et d’un chat

Aujourd’hui c’est une nouvelle histoire qui commence pour ce 14 Le Noël d’un chien et d’un chat

Il était une fois un fermier qui adorait la chasse. Il avait acheté un chien  qu’il emmenait toujours avec lui. L’ennui c’est que ce chien-là, n’aimait pas chasser. Il ne supportait pas de courir après le gibier, ni lever les oiseaux. Son plaisir était de gambader dans les champs et de cueillir des fleurs à pleine gueule. Il partait sagement avec son maître, et dès qu’il reniflait une fleur il détallait et allait dans tous les sens. Le fermier avait beau le rappeler, il ne le rejoignait qu’après avoir ramassé un très gros bouquet qu’il tenait entre ses dents. Ça le mettait en colère, il criait très fort et le traitait de chien têtu et désobéissant, de bon à rien et il lui tirait les oreilles. Le chien pleurait de douleur, mais dès qu’il repartait, c’était plus fort que lui, seules les fleurs l’intéressaient, et il plantait le fermier là, pendant des heures.

Noël chien chat

Un dimanche après-midi de décembre, le chien avait quitté son maître à l’entrée d’un champ et il avait passé des heures à cueillir toutes les fleurs écloses. Il y en avait peu à cette saison, il était parti très longtemps. Il revenait pas trop rassuré car il s’attendait à être puni, mais ç’a été bien pire que ce qu’il imaginait. Le fermier était hors de lui. Il l’a roué de coups en criant que s’il recommençait, sale animal, il allait lui servir de gibier.
Le chien a filé en rasant la terre et s’est réfugié dans le tas de paille du hangar. Le chat, qui était couché dans la brouette, a ouvert un oeil:
– Mon pauvre vieux! Tu as reçu une belle correction!
– Et ce n’est pas tout, a dit le chien. Il veut m’éliminer.
– Il le fera, a dit le chat. Si tu restes, il le fera. C’est un homme au cœur dur. Il faut t’en aller, et vite.
– M’en aller! Où veux-tu que j’aille? a demandé le chien.
– Dans la Forêt Profonde! a répondu le chat. Tu y trouveras de quoi te nourrir et t’abriter. D’ailleurs, j’irai avec toi. Tu es mon ami. Nous partirons à la nuit tombée.
Aussitôt que la porte et les volets de la maison ont été fermés, ils se sont donc mis en route. Le chien avait mal partout, mais il a marché. Une nuit après l’autre, ils ont marché…
Si bien qu’un matin, ils sont arrivés dans la Forêt Profonde. Ils ont continué encore une journée, sans se presser et, dans un amas de roches près d’un ruisseau, ils ont découvert une grotte large et spacieuse, tout à fait ce qu’il leur fallait comme maison.. Ils s’y sont installés. A partir de ce jour et chaque jour, le chien tapissait le sol de fleurs fraichement cueillies et ils ont vécu dans la forêt, tranquilles, presque heureux. Presque.

Et le temps a passé.

Cela faisait plus de deux ans, maintenant, qu’ils habitaient là et bientôt ce serait Noël. Le chat réfléchissait à ce qu’il allait demander au Père Noël. Il hésitait entre une famille souris ou une volée de perdreaux. Au fait, savez-vous comment les chiens et les chats font leur commande au Père Noël? Ils aboient ou miaulent à la lune, et c’est elle qui fait la commission.
– Moi, dit le chien, je n’ose pas te dire ce que je voudrais…
– Qu’est-ce que c’est ? a demandé le chat

… la suite, ce sera pour demain. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la quiétude et illuminé par nos histoires et lectures.

L’atelier des Jouets

 L’atelier des Jouets

atelier jouets

Je ne sais plus exactement mais c’était il y a bien longtemps… à cette époque, le pays était si pauvre que le Père Noël ne s’y arrêtait jamais.

On ne lui passait jamais de commande et son traîneau ne faisait que survoler la vallée comme un fantôme dans la nuit.

Un soir de 24 décembre en passant dans le ciel l’attelage a été secoué par le vent montagnard et quelque chose est tombée de la hotte du Père Noël.

Et au matin, un paysan du village a trouvé dans la neige une jolie figurine de bois, en forme d’animal. L’histoire ne dit pas s’il s’agissait d’un mouton ou d’un ours, mais c’était en tous cas un fort joli jouet…

Tout pendant l’hiver qui suivit, le paysan en a réalisé d’autres, que son épouse a minutieusement décorés.

Séduits par cette idée, d’autres habitants en ont fait autant, toute l’année durant, pour que tous les enfants du pays puissent eux aussi avoir des jouets. Et ils purent tous admirer leurs yeux illuminés de plaisir.

ça vaut bien toutes les chances d’un vendredi 13, ne trouvez-vous pas? C’est aussi  ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre à voir les yeux des enfants grands ouverts par nos histoires.

Miroir magique

Il était une fois un des plus sulfureux ensorceleur de tous les temps qui fabriqua un bien curieux miroir magique. Ce sera mon histoire pour les plumes 17 d’Asphodèle.

Miroir magique

C’était un bien méchant sorcier à l’esprit vénéneux, le diable en personne. Il façonna cette plaque, un jour où il était de fort bonne humeur. Cette psyché était très particulière. Quand le Bien et la Beauté se réfléchissait à l’intérieur, ils se réduisaient à presque rien, et tout ce qui était mauvais, apparaissait nettement et empirait sans délicatesse.
Les plus beaux bouquets de fleurs y semblaient moches comme de vieux légumes cuits et les plus jolies personnes dans leur contemplation y devenaient laides à faire peur, ou bien n’avaient qu’une tête et pas de corps. Les visages étaient déformés à en être méconnaissables. La moindre tache de rousseur devenait une affreuse tâche rouge recouvrant tout le visage. Les meubles aussi changeaient de forme et d’aspect, comme le piano prenant l’image d’une poubelle. Le diable trouvait ça très amusant.
Lorsqu’une pensée bonne et pieuse traversait l’esprit d’un homme, la glace ricanait à faire peur et le sorcier riait de sa prodigieuse invention.
Tous ceux qui allaient à l’école des sorciers racontaient à la ronde que c’était un miracle qu’il avait accompli là. Ils disaient que pour la première fois, on voyait comment la nature et les êtres étaient réellement, même si le reflet était éphémère. Ils couraient de tous côtés avec leur miroir et bientôt il n’y eut pas un pays, pas une personne qui n’eussent été déformés là-dedans.
Alors, ces apprentis sorciers voulurent voler dans la lumière du ciel, pour ravir le moindre reflet des anges et se moquer d’eux. Plus ils volaient haut avec le miroir, plus ils ricanaient. C’est à peine s’ils pouvaient le tenir mais ils volèrent de plus en plus haut pour être de plus en plus près de Dieu et de ses déesses. C’est alors que le miroir se mit à trembler si fort dans leurs mains qu’il leur échappa et tomba dans une chute vertigineuse sur la terre. Il se brisa en mille milliards de millions de morceaux dans un fracas épouvantable, et devint encore plus dangereux qu’avant. Certains morceaux n’étant pas plus gros qu’une goutte de rosée ruisselèrent par delà les monts et les vallées.
Le plus petit morceau avait conservé le même pouvoir que le miroir tout entier.
Si par malheur quelqu’un en recevait dans l’œil, le pauvre accidenté voyait les choses tout de travers ou bien ne voyait que le côté sombre et nocturne des choses. Quelques personnes eurent la malchance qu’un petit éclat leur sautât dans le cœur qui devint aussi dur qu’un bloc de glace. D’autres morceaux étaient, au contraire, si grands qu’on les employait pour faire des vitres, mais il ne faisait pas bon dans ce cas regarder ses amis à travers elles. D’autres petits bouts servirent à faire des lunettes, et là tout allait encore plus mal et aucune chose n’avait sa vraie couleur. Si quelqu’un les mettait pour bien voir et juger de la justesse des choses, le Malin riait d’un rire horrible et à s’en faire éclater le ventre.
Et il me semblait que cela allait durer bien longtemps…

Voici un résumé du premier chapitre de la reine des neiges d’Andersen. C’est ce que la mère raconte comme histoires dans l’Atelier durant ce mois de décembre pour que les journées semblent moins dures et soient plus gaies.


 

Le défi laine avec la Route de la laine

Ouvrage terminé pour le défi laine avec la Route de la laine (clic)
et
Olivia m’a taguée. Un nouvel award circule dans la blogosphère… Merci d’avoir pensé à moi !
Juste une dizaine de questions, par trop compliquées, ça va être facile à répondre. La partie nomination va prendre trop de temps…

Route laine

Les questions :

  1. Votre couleur préférée ? Le vert, peut-être
  2. Votre animal de compagnie préféré ? un poisson rouge
  3. Votre boisson préférée ? Le café, sous toutes ses formes
  4. Lequel préférez-vous, Facebook ou Twitter ? Je vais plus souvent sur le premier que l’autre, mais je ne sais pas pourquoi
  5. Votre modèle préféré ? En couture, ma mère, elle aimait bien Coco Chanel. En patchwork, Lea Stansal. En tricot, Helen Magnussen.
  6. Vous préférez recevoir ou donner des cadeaux ? Les deux, pardi
  7. Votre chiffre préféré ? le 7 et c’est pourtant le seul chiffre impair qui n’est pas dans ma date de naissance…
  8. Votre jour préféré ? Celui de ma fête, et c’est souvent
  9. Votre fleur préférée ? Celle que je brode sur mes ouvrages
  10. Quelle est votre passion ? devinez!

Le pouvoir des fleurs et des fils

Le pouvoir des fleurs et des fils, pour répondre au défi de Nathalie D (clic) et dire le plaisir que j’ai eu à broder avec cette laine d’Aubusson qu’elle m’avait offerte.

Je m’souviens on avait des projets pour la terre
pour les hommes comme la nature
faire tomber les barrières, les murs,
les vieux parapets d’Arthur
fallait voir
imagine notre espoir
on laissait nos cœurs
au pouvoir des fleurs
jasmin, lilas,
c’étaient nos divisions nos soldats
pour changer tout ça

pouvoir fleurs fils

changer le monde
changer les choses avec des bouquets de roses
changer les femmes
changer les hommes
avec des géraniums

pouvoir fleurs fils

je m’souviens, on avait des chansons, des paroles
comme des pétales et des corolles
qu’écoutait en rêvant
la petite fille au tourne-disque folle
le parfum
imagine le parfum
l’Éden, le jardin,
c’était pour demain,
mais demain c’est pareil,
le même désir veille
là tout au fond des cœurs
tout changer en douceur

pouvoir fleurs fils

changer les âmes
changer les cœurs  avec des bouquets de fleurs
la guerre au vent
l’amour devant
grâce à des fleurs des champs

ah! sur la terre
il y a des choses à faire
pour les enfants, les gens, les éléphants
ah! tant de choses à faire
moi pour
te donner du cœur
je t’envoie des fleurs

pouvoir fleurs fils

tu verras qu’on aura des foulards, des chemises
et que voici les couleurs vives
et que même si l’amour est parti
ce n’est que partie remise
pour les couleurs, les accords, les parfums
changer le vieux monde
pour faire un jardin
tu verras
tu verras
le pouvoir des fleurs
y a une idée pop dans mon air

Chantée par L Voulzy, les Enfoirés…

Rat de Noël et Souris pour la fin de mon histoire

Rat de Noël et Souris pour la fin de mon histoire

… Mémé devait partir. Sa petite valise était prête, elle fourra son éventail dedans et alla faire ses adieux à ses amies. Elles la savaient fatiguée et s’attendaient à la voir partir avant Noël sans connaître la date exacte. Puis Mémé est allée voir l’agriculteur pour lui vendre sa maison, s’il la voulait toujours. Vous pensez bien, qu’il la voulait! Aussitôt qu’elle fut partie, il courut à la petite maison.
Savez-vous la première chose qu’il a faite? C’est de sauter par la fenêtre de la chambre, pardi. Celle de l’automne. Sa passion, c’était les pommes. Du boudin aux pommes. Et des tartes. Il pourrait goûter aux marguilis aussi…

Rat Noël Souris fin histoire

Il a sauté une fois, deux fois, trois fois…Rien! Pas d’automne! Il tombait toujours dans le jardin enneigé au pied de la maison, là où la neige avait fondu en une grosse flaque tant il avait sauté. Il a essayé toutes les fenêtres, rien! C’était un homme têtu, il a sauté, sauté, il ne s’est arrêté qu’à la nuit tombée. Il s’est dit que demain il réussirait. Ce que faisaient les vieilles folles, il le ferait bien lui aussi. Et le jour suivant il a sauté, sauté, sauté. Il ne s’arrêta que pour manger et dormir. Il s’était levé à cinq heures du matin, et jusqu’à minuit, il sauta. Le deuxième jour, il ne s’est même plus arrêté pour manger ni dormir. Il transpirait. Il s’énervait. Le troisième jour, il est tombé sans connaissance sous la fenêtre…

C’est le facteur qui le trouva. Heureusement, il avait toujours dans sa poche un flacon de liqueur de marguilis que Mémé lui avait donné. C’était pour le réconforter quand il était fatigué de pousser son vélo dans les montées. Un flacon bien pratique, je l’avoue, car il restait toujours plein, même quand on avait bu. Il versa donc un peu de liqueur entre les lèvres de l’autre qui se réanima de suite. Et l’autre s’animait très fort en poussant des cris:
– Tout ce qu’elles ont raconté, c’était des histoires! Regarde où ça m’a mené, de les avoir crues! J’en ai assez, Je m’en vais. Je ne resterai pas un jour de plus dans cette maudite maison. Si tu la veux, je te la vends… à moitié prix.
Le facteur surpris et content accepta. Il allait se marier en fin de semaine et la petite maison lui plaisait beaucoup. Il y serait heureux avec sa bien-aimée.

Le dimanche avant Noël, sa bien-aimée lui dit soudain:
– Et si on sautait par la fenêtre? Nous n’avons jamais essayé!
– Tu sais bien que ça ne marche pas, a répondu le facteur.
– Rien qu’une fois! a demandé la bien-aimée.
Il ne faisait pas bien chaud, et la neige n’avait pas cessé de tomber ces jours derniers. Un épais tapis blanc recouvrait le jardin.
Ils ont sauté, l’un après l’autre… hop et hop! ça y était. Ils étaient dans l’été!
Et le facteur comprit. Ce n’était pas assez de passer par la fenêtre. Il fallait aussi avoir un cœur simple et ouvert vers les autres.

Aux dernières nouvelles, le facteur et sa bien-aimée sont très heureux dans leur petite maison si bien située. Les trois amies ont une santé de fer – le facteur leur apporte parfois en cachette des marguilis. De temps en temps, elles se disent l’une à l’autre:
– Tu te souviens, quand Mémé était là, comme on s’amusait? On garde de bien bons souvenirs passés ensemble. Quel dommage qu’elle soit partie.
La vie est comme ça. Elle va et vient, elle passe avec de tendres rencontres parfois. Si elle restait immobile, la vie ne serait pas la vie.

D’après une histoire racontée autrement un soir du 19 septembre 2005 par Laurence LAMIABLE. C’est ma participation au challenge « Il était une fois Noël » lancé par Chicky Poo, Samarian et petit-Speculos pour passer ce mois de décembre dans la joie, la gaieté et la lumière par nos lectures et nos histoires.