Des plumes 11 pour les racines d’Asphodèle

Je rêvais... et je suis restée plantée là, ancrée au sol à regarder les autres travailler comme des esclaves sous cette chaleur de l’été. J’ai l’impression que mes pieds ont pris racines, j’ai l’esprit engourdi et mes yeux restent éblouis par cette forte clarté de la journée...

Je me retourne pour reprendre le chemin de la maison. Je baisse la tête pour éviter une branche. Le feuillage des arbres est dense et aussi sombre qu’un souterrain.

Mon observation et mes rêveries m’ont donné des idées. Je vais trier les dernières informations récoltées concernant nos ancêtres et mettre à jour la généalogie de la famille.

Mais avant, je dois ramasser des carottes pour le diner que je cuisinerai au cumin et gingembre. Avec de l »ail aussi. Je vais les arroser un peu, l’arrachement en sera plus facile. Je prends l’arrosoir, le plonge dans la fontaine et l’eau de la source jaillissant très fort de la roche m’éclabousse et me rafraichit. Arrivée sur mon île de culture, je prends les fanes à pleine poignée et tire les légumes par les cheveux pour les extraire de la terre.

Aujourd’hui encore, je voudrais bien faire plaisir à ma tablée juvénile, comme hier avec le cake aux courgettes. Il fut très apprécié. « Un vrai joyau« , m’ont-ils dit…

plumes racines Asphodèle carottes

Édit : c’est ma participation à « Des plumes 11 pour les racines d’Asphodèle ». Les mots imposés sont ceux mis en gras, ou  à peu près.