Patchwork en cours – Les plumes 8 … et l’eau d’Asphodèle

Des mots, des plumes… et l’ histoire … continue

…Là où je suis, je ressens une impression de fraîcheur et de bien-être à l’ombre des arbres.
J’entends le clapotis de la fontaine au fond du jardin, et le piaillement des rouges-gorges. Ils profitent de cette fine chute d’eau et prennent plaisir à de courtes baignades. Pas vraiment de grands bains, ils s’ébrouent dans les gouttes et savent éviter la noyade.
Mais quelques plumes partent à la dérive.

Le soleil a réchauffé la terre et blondit les blés.
La moissonneuse a commencé ses allers et retours dans les champs. Elle coupe les gerbes de son aube et les entraîne dans un flux rapide.
Les bottes de paille bien ficelées ressortent par l’arrière en débit constant et glissent doucement à terre les unes après les autres.
Les grains sont éjectés par le dessus et retombent en cascade dans une énorme cuve. Régulièrement ce trésor est vidé dans des tombereaux et mis en sacs immédiatement.
La poussière et la chaleur troublent l’air au loin…

Edit : c’est ma participation à « Des plumes 8 … et l’eau d’Asphodèle ».     Les mots imposés sont ceux mis en gras.

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Tricot – pas encore fini, mais ça avance…

Je suis allée au bout de mes pelotes… J »ai tricoté tous les morceaux de mon gilet… je vous en parlais déjà là

il ne me reste plus que ce petit peloton… en aurai-je assez pour faire toutes les coutures? …

Voici ce que ça donne à l’envers

et à l’endroit

un demi-raglan pour les emmanchures… le soleil se cache…il y a moins de luminosité…

Je n’ai pas encore bien pensé à la fermeture…

ce n’est pourtant pas que le temps m’ait manqué…

des boutons ou des pressions ?

je vais chercher dans sa boite à boutons … elle me guidera…

pour l’instant je finis l’assemblage… ce sera long… la lumière baisse et mes yeux s’embuent…

Patchwork – L’histoire commence dans une plaine du Kansas

L’histoire commence dans une plaine du Kansas.  Dorothy vit chez sa tante Em et son oncle Henri. L’ouragan arrive. Au moment de descendre comme les autres dans l’abri, Toto le chien s’échappe et la petite fille revient sur ses pas. Trop tard, la maison s’envole, les emportant tous les deux.

La maison atterrit sur un gazon bien vert couvert de fleurs.

En sortant, Dorothy est acclamée par le peuple des Grignotins, tous heureux, car la maison a écrasé leur méchante Sorcière. On ne voit que ses pieds chaussés de beaux souliers d’argent qui dépassent. La fillette les reçoit en cadeau de la part de la sorcière du Nord qui avait été appelée au secours par les habitants de ce pays de l’Est.

Quand elle demande ce qu’il faut faire pour revenir au Kansas, « très facile » lui répondent-ils  » il faudra suivre les pavés d’or qui lui montreront le chemin »

La voilà partie, avec Toto, son petit chien noir.

Vêtue d’une robe à carreaux bleus et blancs et un foulard rose noué autour du cou, elle tient son panier, rempli de nourriture emballée d’un torchon bleu.

Tout est bleu dans ce pays de l’Est qu’elle traverse.

Bientôt, elle rencontre un épouvantail au beau milieu d’un grand champ de blé. Il lui demande s’il peut l’accompagner.

Il aimerait partager le voyage avec elle et trouver une cervelle…

L’histoire a commencé dans une plaine du Kansas et la courtepointe avance…

Patchwork – Des mots, une histoire 108

des mots, une histoire me trottent dans la tête en ce début d’été…

…Mes yeux s’habituent à ce monde du tout petit. Avec attention, je suis le défilé de ces animaux. Je les observe et les détaille. Je note combien ils sont tous différents. De couleurs, de formes et de tailles.

Je prends conscience de cette vie étonnante du dessous des feuilles. Tous arpentent de long en large, ils ne s’arrêtent jamais.
Avec une force de cheval, ils transportent des tas de choses plus volumineux qu’eux.
Solides comme un roc, ils ne courbent pas l’épaule. Ils se déplacent rapidement et se croisent. Ils passent à droite puis à gauche l’un de l’autre, comme on ferait la bise à un ami.

Soudain, mon regard est attiré par des reflets de lumière au plus profond de la végétation.
Je n’avais pas bougée, trop absorbée dans cette contemplation.
Une toile d’araignée couverte de perles d’eau reflète la lumière comme le gemme du sous-sol.
J’aperçois l’être arachnéen au centre de ce tressage étoilé.
Son corps est aussi sombre que du carbone et piqué de taches claires comme un diamant aux multiples facettes sur une grosse bague.
Ses yeux gris fer sont très imposants.

Je tâte la grande poche de mon tablier et trouve avec soulagement mon petit carnet et sa mine de crayon pour croquer les moments rares et précieux. J’admire intensément l’animal mais le regard qu’il me lance me trouble un peu…

Édit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire pour la   108ème édition sur le blog d’Olivia Billington . Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Tricot – Deux belles maîtresses

Deux belles maîtresses

Y a des histoires d’amour que l’on dit impossibles
Et seul le temps les couvre de leurs ruptures terribles
J’ai eu deux belles maîtresses, pendant plus de huit mois
Elles étaient sans paresse, et elles n’aimaient que moi
Toujours l’une derrière l’autre sans jamais se fâcher
Elles étaient deux apôtres à mes pieds, enlacées.
Je les ai connues à Auch, elles sortaient d’une boîte
L’une était à ma gauche et l’autre mal à droite.
Elles avaient grand plaisir à se faire marcher.
A se faire courir, à se faire sauter.
Aussi, je n’ai pu croire à leurs virginités
Lorsque le soir venu, je les ai pénétrées.
Ça s’est fait sans un cri, tout juste un peu serré
Et quand j’en suis sorti, j’ai pu prendre mon pied.
Elles ne m’ont pas quitté malgré toutes les souffrances
Que je leur ai données souvent par ignorance.
Les coups sur les trottoirs, les attentes dans les gares
Et ces déchets de chiens, qu’elles prenaient pour un rien.
Et si je suis ici, devant vous tout penaud
C’est que votre vernis a quitté votre peau
Pardonnez-moi, mes belles, mais je dois vous laisser
Là dans cette ruelle, toutes nues, sans lacets.
Vous avez trop vieilli, vous n’êtes plus très sûres
Vous que j’ai tant chéries, vous mes vieilles chaussures.

de Gilles Butin

paru dans Short-édition

tricot chaussons adulte

Voici les miennes, tricotées avec des aiguilles n°10 sur 20m et 18rgs mousse et 14rgs jersey puis 6rgs de diminutions….
je ne m’en suis pas encore séparée, peut-être parce qu’il n’y a ni vernis et ni coup dans les trottoirs!

Il n’y a plus de Google Reader, j’ai tout transféré sur Feedly

Il n’y a plus de Google Reader, j’ai tout transféré sur Feedly… et vous?

Je m’habitue depuis quelques jours… pas facile de revenir sur des posts déjà vus…

alors je m’attarde encore plus sur chaque article… que de belles choses…

que de lectures pour s’évader… et de détails à ne pas manquer…

alors je pointe pour y revenir… un peu trop peut-être… jamais trop vous me direz…

et mes travaux en pâtissent… mais personne en souffrira vraiment… c’est ça les loisirs…

quand l’été passe… que l’automne arrive… et la rentrée aussi…

Tricot facile et rapide – Gants au point mousse à 2 aiguilles pour adultes

Voici les explications des gants au point mousse à 2 aiguilles, si faciles et rapides à tricoter.

Je vous les donne en clair, en dessous de la photo.

Les rouges sont mes premiers gants tricotés il y a … plus de 40ans maintenant et me servent de modèles

tricot facile rapide gants à 2 aiguilles

Fournitures pour une paire:

2 aiguilles n°2
1 pelote de fil à tricoter

Fabrication d’un gant:

Monter 50m (aig n°2),
Tricoter 9rgs au point mousse (1ère face de l’auriculaire=5 cotes de mousse), au 10ème rg arrêter 18m, continuer le rg sur les 32m
Au 11ème rg tricoter les 32m au point mousse et monter 20m en bout de rg
Tricoter 10rgs au point mousse sur ces 52m (1ère face de l’annulaire=­6 cotes de mousse), au 22ème rg arrêter 20m, continuer le rg sur les 32m
Au 23ème rg tricoter les 32m au point mousse et monter 20m en bout de rg
Tricoter 10rgs au point mousse sur ces 52m (1ère face du majeur=6 cotes de mousse), au 34ème rg arrêter 20m, continuer le rg sur les 32m
Au 35ème rg tricoter les 32m au point mousse et monter 20m en bout de rg
Tricoter 10rgs au point mousse sur ces 52m (1ère face de l’index=6 cotes de mousse), au 46ème rg arrêter 30m, il reste 22m
Monter 18m(on commence de pouce), et tricoter au point mousse sur ces 18m + 2m (des 22m restantes), Revenir au point mousse sur ces 20m,
Retour sur ces 20m + tricoter 2m (des m restantes), revenir sur ces 22m
Au retour, tricoter 2fois 2m, puis 3fois 3m
Puis 1 aller-retour sur les 40m (1ère face du pouce=7 cotes de mousse)
On a terminé la 1ère face du gant
Tricoter à nouveau 1 aller-retour sur les 40m
Puis 7allers-retours en laissant 3fois 3m et 4fois 2m, au 7ème retour arrêter 18m et remonter 30m
Tricoter au point mousse 12rgs sur les 52m, au 12ème rg, arrêter 20m, continuer sur les 32m et au retour remonter 20m pour un 2ème doigt
Tricoter ce 2ème doigt puis un 3ème à l’identique, et au 4ème doigt, ne remonter que 18m et ne tricoter que 10rgs, puis arrêter les 50m (garder la dernière maille, ne couper pas le fil)
Relever immédiatement 50m sur chaque cote du poignet et tricoter en cotes 2/2 sur 5cm.

Assemblage du gant:

Plier le gant en 2 sur le milieu du pouce, endroit contre endroit
Coudre tout autour en couture « invisible »

Tricoter le 2ème gant, en suivant les mêmes indications, il n’y a ni dessus, ni dessous, et il n’y aura donc ni gauche, ni droit.

Ce serait bien de me les montrer quand vous les aurez faits