Des mots, une histoire 107

des mots, une histoire me trottent dans la tête…

…Cette petite bête, après s’être repue de milliers de feuilles et les avoir mâcher sans cesse, a su les transformer en gomme à coller. Avec cette sorte de chewing-gum, elle se suspend par la tête à une brindille et commence sa métamorphose. Est-ce vraiment un mystère pour la chenille ou connaît-elle le secret de la chrysalide dès sa naissance ?

Elle reste accrochée là jusqu’à sa libération, pendant des semaines sans manger.  Ah ça, je ne le pourrais pas ! Je ne pourrais pas me priver de dessert, même si c’était pour devenir la plus belle des princesses.

Perdue dans mes pensées, mes yeux se portent sur les rosiers, leurs fleurs odorantes et les jeunes pousses couvertes de sales puces ronds. Des colonnes de fourmis s’étirent le long des tiges et les suivent comme des brebis galeuses. Seulement celles-ci, je ne pourrai jamais les tondre et récupérer leur laine pour mes travaux manuels. Alors je vais les éliminer avec une solution de savon et d’alcool…

Édit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire pour la   107ème édition sur le blog d’Olivia Billington . Les mots imposés sont ceux mis en gras.

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26 réflexions sur “Des mots, une histoire 107

  1. Non seulement elle ne mange pas pendant plusieurs semaines mais sais-tu le travail immense que doit fournir un papillon pour sortir du cocon ? Et le plus fort, c’est que si on arrivait à extraire le papillon et lui éviter ce travail immense… il ne saurait pas voler !

    • exactement, quand on lit la liste des mots proposés, ils s’assemblent dans notre esprits et plein d’images arrivent en vrac,
      et j’ai pensé au fromage d’abord, parce que je suis gourmande, et à de la laine, bien sûr

  2. Très agréable cette visite de ton jardin en compagnie de la chenille 🙂
    Très beaux pompons 🙂
    J’ai toujours dit qu ‘il fallait se méfier des sales puces ronds 🙂

    • j’ai lu ‘puceron’ au début, parce qu’il faut aller vite et que les idées se bousculent et s’inscrivent sur le papier sans dire pardon
      alors, j’ai triché, mais juste un peu

  3. Pingback: Bleu du bonheur (extrait VII) | Désir d'histoires

  4. Il ne reste plus qu’à la faire naître, cette jolie petite bête.
    Elle mérite bien cela, après tout le travail qu’elle vient de fournir pour se suspendre à cette branche. La voir déplier ses ailes serait un véritable régal, mieux qu’un dessert ?
    Naisse-pas ?

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