Patchwork – Un coeur pour des mots, une histoire 92

Des mots, une histoire … me trottent parfois dans la tête…

… Je pénétrai dans la classe, baissant les yeux sur leurs inscriptions pour le Salon que je tenais dans la main. Elles avaient chacune coupé et complété le talon de l’imprimé et me les avaient remis avant de prendre congé.

Les élèves s’afféraient joyeusement en ce début de journée. Le bruit de leurs pas et de leurs voix résonnait dans l’escalier. Dans mes oreilles aussi, à en devenir presque sourde. Il s’amplifia pendant quelques secondes encore, comme une armée en patrouille passant très près. Et brutalement, tout s’arrêta.

Il venait précisément de sortir de son bureau. On aurait pu dire « de son presbytère » tant l’individu avait l’air dur et austère. D’où j’étais, je n’apercevais que sa manche, mais il semblait avoir le don de faire faner les fleurs

La clarté du jour paraissait terne tout à coup, l’atmosphère gaie et insouciante avait disparu. Je ne sus pas trop qui implorer pour que cette fraicheur de goélette revienne…

Edit : c’est ma participation à « Des mots, une histoire »  92ème édition sur le blog d’Olivia Billington.  Les mots imposés sont ceux mis en gras.

Merci à vous tous qui passez par là et qui laissez un commentaire, ce cœur est pour vous.

Je vous ai montré le dos ce ce patch là.

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15 réflexions sur “Patchwork – Un coeur pour des mots, une histoire 92

    • Je suis ravie de tous ces commentaires que vous me laissez, que du bonheur! c’est encourageant!
      et si cette expression qui m’est venue, comme ça sans y penser vraiment, te plait, fais en bon usage,
      c’est vrai qu’à la réflexion c’est marrant!
      tu sais les mots sélectionnés et le temps qui m’est compté m’obligent à écrire de bien drôles de choses…

  1. Bien vu le coeur pour cette 92e 😆
    Encore bien cousue, à petits points, ta petite histoire, Patchcath. Mais c’est qui çui qui plombe l’atmosphère ?
    Bon we & bisous d’O.

  2. Tu couds et découds les mots aussi bien que tes patchworks, toujours un plaisir de venir te lire!!!
    Je te souhaite un doux week-end de printemps qui s’annonce timidement!!!
    Bisous
    Domi.

  3. le plus génial c’est ton paragraphe avec le type qui fait se faner les fleurs et qui sort d’un bureau ressemblant à un presbytère 🙂
    bravo pour cette histoire courte qui tient bien la route!

  4. Pingback: A contresens III | Désir d'histoires

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